III. TOMMASO VALLAL'Rl
avait échappé à Tauteur et à ses divers éditeurs, depuis le XVI'' siècle. Voyez comme un péché entraîne un autre péché I Et pourtant 31. Vallauri témoigne, en maint passage, notamment dans la vie de Boucheron, qu'il sait à merveille ce que nous lui rappelons ici. Je ne reconnais pas le lecteur assidu, le religieux admirateur de Virgile, dans quelques vers de son épithalame In imptias Victoris Emmanuelis, vers qu'il vaut mieux ne pas citer ici.
Mais voici quelques objections plus graves. Si, comme éditeur, M. Vallauri se défend avec raison contre l'excès des innovations orthographiques, introduites par quelques philologues modernes dans les textes latins; si, avec raison encore, il demande qu'on ne remanie pas, imprudemment et par d'inutiles conjectures, des textes consacrés par une tradition respectable, pourquoi personnifier obstinément, en ceux qu'il appelle avec dédain les philologues hyperboréens, les écarts et les abus de l'érudition (1)? Pour- ([uoi ces fréquentes antithèses, entre l'élégance italienne et le pédantisme allemand (2)? En France aussi, nous sommes trop enclins à ces répugnances irréfléchies, qui nous ferment les yeux sur le sérieux mérite de nos voisins. En réalité, il n'y a que deux espèces de philologie, la bonne et la mauvaise. Elles ne se distinguent pas par la nationalité, qui tout au plus y apporte quelque diversité de mesure et de goût. On comprend que ces petits travers d'un humaniste, d'ailleurs éminent, aient excité plus d'une fois la bile de ses adversaires. Mais, aux yeux des juges impartiaux, ils n'ôtent rien au solide mérite de tant d'écrits, tous composés,
(1) Voir surtout la VP Acronsis : De optimis editionibiis scriptorum laiinorum.
(2) Voir surtout la IV' Acronsis : De disciplina latinarum Litterarum ud Germanorum ratione exacta; ot la VHP : De Italorum doctrina a calumniis vindicaia.
{on< pllltlir-^ (1,111- rilitc|-rl r[ |)()iir le |)l(»lil de l.i |ilil>- inilili' ■des causes. M. N.illanri. il;iii< sa lun^ue cl lalxuicusc oarrii'i'o. n'aiiiM |ia< sciilcniciil cnscijiné les liellcs-lcllros ; coiniiic iiiilic (lier cl vt'iicrt' Hollin. il les aura l'ait aimer. (]\-<\ iiii iiiciili'. (|iic |icii>ciii lui cmicr hien des «'(litcni's et i\r< 1:1 aiiiinaii'ifiis (\o^ autres liiiversilés de ri'hii'otM'.