LE BACCALAURÉAT SPÉCIAL
L'article G d'un décret présidcniiel, en date du 4 août 1881, porte: « 11 est institué un diplôme de bachelier de l'enseignement secondaire spécial. »
Encore un baccalauréat! .N'était-ce point assez de tous ceux que nous avions déjà en France? Voilà ce que nous allons entendre dire sui' bien des tons, à propos du décret (|ui r('(U'i:anise l'enseignement spécial et (jui lui douue. comme der-nière conséci-ation, un nouveau diplôme de bachelier. A la bonne heure I dirons-nous pour notre part et sans défiance envers le nouvel enseignement.
Dès l'origine, il recevait un nom assez obscur, et naguère iM. le ministre de l'Instruction publique n'a pas craint d'en convenir en pleine solennité du concours général. Mais avouoiLS qu'il n'était pas facile de lui iroiner un titre bien distinct, entre l'enseignenu'nl classi(jue des humanités et l'enseignement jirimaire stqu'rieui'. Il ne faudrait pas ([ue ce vice de baptèine porlàl niallieur au régime (|ue fondait résolument M. Diiriiy en l8()o, et ([uil s'agit maiuteuaut
(1) Journal des Dél/ats, du 2!) août 1881. Ces réflexions étaient écrites quand j'ai lu l'article publié par un de nos confrères sur le même sujet dans le Journal des Débats, du 22 août. Néanmoins, il m'a semblé qu'elles no perdent pas toute opportunité, et je 1ns soumets au public comme l'expression des vœux d'un vieil humaniste qui veut se défendre cgalemout d'inutiles regrets et de trop vives espérances.