‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaireChapitre 26 sur 205 · V. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES. 3o · texte numérisé non relu

V. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES. 3o

contenant des copies et des empreintes d'inscriptions dont l'auteur n'a pas encore pu faire l'usage qu'il se propose, pour compléter les anciens recueils épigraphiques et pour éclairer Ihistoire d'une île jadis si florissante, aujourd'hui si pauvrement habitée. En nous adressant le fascicule que nous avons parcouru avec intérêt, M. Rayet a exprimé, avec beaucoup de raison, le formel désir de n'être pas jugé sur cet assemblage de matériaux, qui doivent lui être renvoyés pour subir de sa part un travail de révision, de transcription, d'interprétation. On peut néanmoins le féliciter de nous avoir fait connaître ces premières ébauches. Les empreintes surtout, reproduction presque toujours commode, autant que sûre, des textes épigraphiques, qui permet de les étudier à l'aise loin des monuments originaux, et qui peut les remplacer quand, par malheur, ils sont égarés ou détruits, les empreintes sont une œuvre bien utile et méritoire. Avec la photographie, elles ont rendu, elles rendront encore à nos travaux les plus grands services. On ne saurait trop exciter les antiquaires à l'emploi de ce procédé, et c'est une idée vraiment heureuse que celle de deux de nos confrères, MM. Waddington et L. Renier, qui exposaient naguère devant l'Académie des Inscriptions le projet d'en former une sorte de collection centrale, à la Sorbonne, dans une des salles de notre Bibliothèque de l'Université. Ce projet et l'exemple même qu'ont donné les travaux de nos deux confrères, encourageront certainement les épigraplîistes français à imiter leurs méthodes, en contribuant avec eux à cette fondation d'un nouveau genre de musée.

Pour sa part de débutant en épigraphie, 31. Rayet se trouve ainsi répondre à la quatorzième des questions inscrites par nous au programme de rÉcole française, à celle

<]uv nous avons aitpclrc Question pf-nnancntr, cl (juil c^l |HMit-(Mro op|K)itiin dr [(^pi-odnirc ici :

« Ti'iiir rAcadcmic coti-^taiiiiiicnt au coni'ani <l(^ lonics « les découvertes arcliéoktjiiciues on éj)itii'apl»i(|ues (|ui se « font en Grèce, cl qui sont signalées dans les journaux « grecs. Envoyer à FAcadéniie des copies (que n'avons- « nous ajouté des photographies on des empreintes?) des <' inscriptions découvertes, en les contrôlant par Texamen « allentif des monuments originaux, lorsque la découverte « aura lieu à Athènes, ou dans les environs. »

Ouant au mémoire même de 31. Rayef, qui forme un manuscrit de (30 pages in-folio, il est d'une lecture attachante, par la variété des souvenirs, par l'agrément <hi style, agrément que d'ailleurs l'auteur a çà et là trop recherché ; il intéresse plus sérieusement, par la précision des documents statistiques qu'un magistrat indigène lui a fournis, sur la population et sur lindiistrit» de lile de Cos. Mais le jdan de ce mémoire est défectueux, et la méthode <rexj)Osition n'y est j>as assez rigoureuse. On ne voit pas pour([ii(»i M. I{a\t'l traite d'ahord de l'état actuel des choses, pour s'occuper ensuite de ranti(|uité, et de l'antiquité descendre au moyen âge. La première partie semblait devoir être la dernière. Chacune surtout devait être précédée, il'uue itulication des publications antérieures sur le mènKï siij(M, indication ([ue l'auteur nous fournit seulement ])Our la plus ancienne piu-iode de lliistoire de ('os. et cela encore d'une juanière insiillisant(\ maigre'' nos recomuiaiidalir)ii< fiéfjuentes à cet égard (I); car nous ne voyons pas clairement s'il a utilisé tous les renseignements contenus mènu' dans un simple article du dictionnaire de William Smith : nous ne voyons jias s'il a |iu consulter la dissertation de

(1) Voir lo rapport présenté, an nom de la Goiumission do l'École d"Atl)ènes, en 18C'2, page 16.

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