VII. — RAPPORT SUR L'ECOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES
imc ccole.de philologues et d'antiquaires, qui bientôt, sous la direction d'un maître encore jeune, mais déjà signalé à l'estime publique par de notables succès, devaient préluder, par une année de travaux sur le sol romain, à leurs études ultérieures sur le sol hellénique. Le programme de ces travaux fut immédiatement rédigé, vous le savez, par Fun de nous ( 1 ) et, avec \otre approbation, transmis à l'autorité, qui en décida aussitôt Tapplication dans l'École, destinée sans doute à s'appeler désormais Ecole de Roine et d' Athènes .
Une circonstance particulière donnait au nouvel établissement le mérite d'une certaine opportunité. Le directeur actuel de l'École française à Athènes, M. Emile Burnouf, avait à surveiller la construction, entreprise parla France, d'un édifice national pour notre École qui, jusqu'ici, vivait à l'état de simple locataire dans la cité de Périclès. Cette période d'une transition laborieuse n'admettait guère la présence de nos jeunes recrues. Ainsi, pendant que M. Burnouf se partageait entre deux sollicitudes, la préparation du local destiné à ses élèves et la continuation de ses propres recherches, dont vous connaissez les heureux résultats, M. Albert Dumont, docteur es lettres, lauréat de notre Académie, envoyé à Rome avec le titre de sous-directeur, inaugurait (2), en parfait accord de vues et de dévouement avec son ancien maître, le cours des éludes d'érudition auxquelles se livrèrent sans retard les trois membres de sa jeune école, MM. Bloch, Collignon et Rayet. Deux membres adjoints, M. l'abbé Duchesne et M. Mûntz, étaient venus, chacun avec le titrée d'une mission spéciale, élargir la studieuse réunion : M. l'abbé Duchesne, habile paléographe, formé par les leçons de l'École pratique des Hautes Études, et qui avait déjà rendu plus d'un service à des
(1) Voir les Comptes rendus des séances de l'Acadciuie, 1813, p. 109. 2) Voir son discours d'ouverture, dans la Revue archéologique de 187-3.
tii I.\ TliADITlON I:T les UEFOUMES.
iiiriiiliic-- (le iiotrt! Ct)mnntrnio, par des collations de inaim^ciils -r.-rs cl laliiis: M. .Miini/, allaclio depuis ([iielques ;miicrs |>ar M)eali(tii à des recherches sur riiistoire de rartili. r.fll(> pclilc lainiih? est déjà jioiu'Mie, à Rome, d'une assez riche hildiolhèque, ^ràce aux soins actifs de son chef, et aux lii)éralilés de Tl^lal. Elle a, pour ses débuis, très hien réussi à se concilier Teslime et lulilc concours delà société savante, au juilieu de la(|uelle la confiance de iKtat l'appelait à vivre, et elle a faille meilleur emploi du Icinjts (pii lui était accordé. Chaque membre devait adresser ail miiiislrc un mémoire avant la lin de l'année, et Ton sait (pi a Kome la saison laborieuse ne jieut guère dépasser k' mois de juin, surtout j)0ur des Français, peu aguerris aux chaleurs de ce climat. ('Jiacuu d'eux s'est trouvé prêt, au jour convenu, sinon avec un menu)iie qui puisse être, dés aujourd'hui, livré au public, du moins avec un ou plusieurs recueils méthodiques de documents, ([ui sont le fruit de ti'avaux consciencieux, et qui apportent à la connaissance de ranti([uité classique et du moyen âge d'excellents matériaux. La variété des sujets traités par nos pensionnaires est l'oit gi'aiide, si grande nuMue (ju'cdlc a exigé le concours actif de tous les nu'uiljres d'une commission nombieuse, e! que le rapporteur de cette commission est heureux de i)Ouvoir se borner, le plus souvent, à transcrire ici les jugements de ses confrères, sur chacun des manuscrits confiés;! leur examen et à leur compétence particulière.
.M. Bloch, agrégé des classes supérieures des lettres, s'est uni(|ii('ni('ul allaclu' à des études (rauii(|uit('' rouiaine, pour l('S(pM'lles il semble avoir une véritable |)ré(lilectioii ; et il a choisi pour sujet (( le texte, la date et les dis|)ositioiis • le la loi Ovhiia Irihiniicia » sur la noniiuali<Mi des scna-
\\) 11 (.'Si CDiiiiu dos antiquaires et des amateurs, par de sérieux articles pul)lit''s dans la Gnzettc <lcs lieaux-Arh- et dans la Revue archéologique.