VII. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES. 6.'i
leurs. Ce recrutement du sénat romain, qui, depuis l'expulsion des rois, avait été remis aux consuls et aux trihuni militares consulari potestate, fut, à partir d'une certaine époque, confié aux censeurs, sur la proposition du tribun Ovinius. C'est ce que nous apprend Tunique et précieux témoignage du grammairien Festus (1), dont le texte, fort court et altéré sur quelques points, a suscité mainte controverse entre les érudits. M. Bloch étudie avec soin toutes les explications et les conjectures dont ce texte est devenu le sujet; il arrive à le restituer d'une manière qui semble répondre aux exigences de la critique, et il en tire toutes les déductions légitimes sur les principales dispositions de la loi Ovinia; puis il parvient à démontrer que ladite loi a dû être portée entre 388 et 411 de Rome (366 et 343 avant J.-C). Dans la deuxième partie de son mémoire, il complète, à l'aide des autres témoignages épars chez les anciens, celui du lexique de Festus, pour déterminer quels étaient, dans les derniers siècles de la République romaine, les règlements relatifs à la composition du sénat et à ses délibérations. Cette longue étude (elle ne représente guère moins de 2(30 pages in-8°) nous a paru faire honneur au savoir et au talent précoces de M. Bloch. S'il persiste dans ses préférences pour l'histoire de Rome, il aura peut-être besoin de revenir en Italie. Mais à Athènes, où il est déjà rendu en ce moment, avec M. Collignon, il aura retrouvé bien des monuments de l'antiquité romaine, surtout pour les temps de l'Empire, et il se sera facilement convaincu que les devoirs dlielléniste, attachés à son nouveau titre, peuvent se concilier avec les recherches pour lesquelles il a bien justifié sa |»r(''dilection. En examinant, surtout d'après les monuments ligures, la fable d'Eros et de Psyché, M. Collignon se plaçait de lui-
(1) Page 446, éd. Otfr. Vliiller (j). 5G et G4 de l'édition originale de Rome
ir,8i).
Eggeu. o
6f. L\ TRADITION ET LES RÉFORMES.
iiifiiic -iiiiiii tcir.iiii ((iiiimiiii ;iii\ «Iciix .iiirhinilcs classi- (jiio. ri il \ ;iji|init,iil. niitic «le j iisics connaissances littéraires, une lialiilelc de dessinalenr, (jue nous souliaiterons loujouis (le voir associée au savoir philologique, chez nos ifiinc"; [icnsionnaircs. Les musées et les ouvrages descriplifv lui (tnl olVerl la matière d'une moisson, vraiment neuve pir v(ui .ilioïKlauee même, de documents pour éclairer un iii\lli( s|ir jcipicj. en deliors du gracieux récit d'Apulée, les anciens nous ont laissé trop peu de témoignages; et ces monuments, il a jui les ap|»r('ciei', l(>s classer, en artiste non moins (pi en jihilologue. Son travail se divise en deux jtaities: 1° catalogue purement descriplif diMniron deux cents monuments, tels que statues, bas-reliefs, pierres gravées, qui paraissent se répartir entre le ni" siècle avant J.-C. et le v'' de l'ère chrétienne, catalogue auquel sont jointes, en trop petit nombre, des photographies de qiiehjues monuments qui ])ermcttent de contrôler, sur des exemples choisis, la justesse ordinaii'e de ses ol)servations sur les autres originaux ou dessins que nous n'avons pas sous les yeux: 2" catalogue raisonné, où les j)rincipales œuvres d'art relatives au mythe en (juestion sont rangées, aut.int qu'il ,1 ete |)ossihle, par ordre chronologique, et interprétées, soit d'après leur rapport avec les l'ares textes des anleui'< ancien'^, snit d "a près le se us (p Telles présentent, plus (Ml uioin- claireinciil, a lOlix-rx ateiir a utiipiaire. C'est sur- Idiil daii>« cette secoiidi' partie (pie .M. (^ollignon a montré les heui-euses (pialites de son esprit, |tar l'analyse ingénieuse des sentiments et des idées (ju'ex|U'imait cette con- C(qtliou poeti(pie des epreuM's réserxeesà lame, (jiie |)ersonnilic I'^ncIw. cm piiiiilioii de ses égarements; quoicpie le scii- iiihimI (le l,i Ic^^indc se Iroiive ^^oinciil obscurci par le- t.iiit.ii'-ic- populaires (III p;iil,i r.iiil.iisic |iersonnelle des ai'tislcs. il se laisse poiirtaul suImc assez sùi'ement à Ira-