‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaireChapitre 48 sur 205 · PUBLICATIONS ARCHÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

PUBLICATIONS ARCHÉOLOGIQUES

DE

L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES

Un savant belge publiait. Tan dernier, dans la Revue de r Instruction publique qui s'imprime à Gand, un intéressant aperçu des travaux de notre Ecole française d'Atbènes (2); et il exprimait le vœu que la Belgique put s'y associer, comme elle en a eu plusieurs fois le projet (3). Voilà un témoignage que nous aimons à signaler, de la sympathie qu'excite chez nos voisins une fondation due à l'initiative de M. de Salvandy, et dont les heureux effets n'ont pas cessé de se développer, depuis bientôt trente-cinq ans. L'occasion nous

(1) Bulletin de Correspondance hellénique publié par l'École française d'Athènes; 5 vol. in-8, 1877-1881. — Athènes, les frères Perris ; Paris, Ernest Thorin. Journal des Débats, du 7 octobre 1881.

(2) L'École française d'Athènes, par AI. A. de Ceuleneer. L'auteur a eu sous les yeux l'instructive Notice, publiée sur le ,nêrae sujet, en 18G3, par feu notre ami Ernest Vinet.

(.3) Projet dont m'a plusieurs fois entretenu feu M. Boulez et que, si je ne me trompe, soutiendrait encore à l'occasion le savant Thouissen, de Louvain, correspondant de notre Académie des Sciences morales et politiques.

est |ii-t'tiriiNr (le jftrr im cniiii dd'il sur les i-c'cciilc^ [nildi- (•;iliniis (le imlri' jeune école ;it lien ieii ne, (|ni lornienl aiijoiinriini cinfi \oluines |ileiiis <li' 1 éi'iidilion la jilus sdlide. Il |ilii-- \aii<'(\ (|ii('l<[nofois la plus piqiianle, nièiiie [MHii' (ie< lecleiiis (|iii ne lonl pas profession (i"aiili(jii;,ii'0 ou (ieiMiilil.

Les (lehuls île rinstilulion, l'oadéc eu lSi(3, lurent dil'liciles à tous égards. Élèves el directeur s'y trouvèrent d'ajiord nn peu ombarrassés de leur rôle, et Fautorité qui les envoyait en Gièco n'avait pu se rendre bien compte des devoirs qu'elle leur imposait, ni du profit qu'elle attendait de leiii- sejdiii- dans la capitale de la Grèce régénérée. On sentait bien ([ii il saisissait de dévolop|»er cbez nous 1(> lioùI des études lielléni([ues, d'introduire à certaine dose dans ces études rairlieologie, qui s'était jusque-là mêlée trop peu à noti-e euseiguenient classique. Les membres de la nou- \elle école étaient l'élite même de nos jeunes agrégés; et, à ce titre, la science qu'ils allaient recueillir en Grèce devait les élever encore au-dessus de leurs collègues, et leur inspirer d'autres ambitions que celle d'enseigner, même la rlK'toi'ique, dans un de nos lycées. Knfiu, la melliode manquait à 1,1 dii'eclion de l'école, i|iii l'ut ciMiliei' en ISiT.'i nu lii's brillant bumaniste, mais peu soucieux des rocbercbes d"anti(juiir's et (jui.mal disposé envers les Ibdiènes. ne pouvait guère assurer cliez eux, aux ir.embns de l'école, un bienveillant accueil. Poui' faire niieu\ connaître à TLiiixersitc de Fiance les i-icbesses arcbéologi([Ucs de l'bellenisme, et |Miiir ju-^lilier la faveur dont ils étaient l'objet, nos jeune- nii-~--ioniiaire-> a m'aie ni eu avant tout besoin d un «Hgane de publicité. Plus de vingt ans se jtassèrcMit sans qu'ils j)iisv('iil l'obtenir, ('-(da soit dit sans accuseï- personne. \H\H et ISTd, |ioiir ne ciler que les gi'os éMMieiiKUils, l'etarderenl be;iue(iii|i «ii- |U'ogrès desiri'S de loii-^. Le pati'oiiagC,

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