‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaireChapitre 49 sur 205 · VIII. — PUBLICATIONS ARCHÉOLOGIQUES · texte numérisé non relu

VIII. — PUBLICATIONS ARCHÉOLOGIQUES

devenu officiel depuis 1850, de rAcadémie des Inscriptions sur rÉcole française d'Athènes et, en particulier, le dévouement de M. Guigniautà cette institution qui lui était chère, ne purent obtenir ce qui pourtant semblait en être le complément si naturel. Pendant vingt ans donc ce fut seulement par exception que les Mémoircset les Rapports de nos jeunes compatriotes trouvèrent l'hospitalité dans divers recueils officiels, entre autres dans les Annales des missions scientifiques. En 1868, M. Emile Burnouf, devenu directeur de l'Ecole, dont il avait été un des membres les plus actifs, essaya d'ouvrir pour elle une publication régulière. Les douze numéros qui ont paru de son Bulletin témoignent d'un zèle très louable, et ils renferment bien des textes inédits, bien des observations intéressantes, qui leur assignent une place dans la bibliothèque des philologues. Mais ce fut seulement en 1875, sous la direction de M. Albert Dumont, que put être largement réalisé le projet d'un recueil qui représentât, année par année, mois par mois etpresqu'aujour le jour, les travaux de nos compatriotes, soit dans Athènes, soit dans les autres contrées ouvertes à leurs recherches. Ce qui double le prix de ce recueil, c'est l'heureuse alliance dont il témoigne entre les savants grecs et les savants français, c'est l'emploi libre et alternatif du français et du grec, soit dans les conférences ou réunions, soit dansla rédaction des articles que publie le ^?///.p^m (1). On sentira doublement le prix de cette alliance, si l'on songe que l'Allemagne aujourd'hui entretient auprès de nous à Athènes une Ecole semblable cà la nôtre, et que de leur côté les Hellènes rivalisent avec nous surce terrain de l'archéologie par des publications diverses, dont la principale, XAthenœum, dirigée par de très

(1) Voir dans la Revue archéologique do 187G, l'exposé "qu'a public de cettr création M. Alljort Dnmont.

8(1 LA TnADITlON ET LES HÉFORMES.

s;i\ .iiih liniiiiiK's (^1 ). altciiit «li'J.i sa iu'ii\ iciiic aiiiicc d'i'xis- Iciicr. Il riail lem|is jioii r iious do inoiitrei' quelle part nous sa\inii-< |iri'ii(li-e dans ce concours d'elîorts pour rexploratiou di' rhi'llciiisinc anli([ue d'après les monuments et les documents dcja l'oimiis, d après ceux (|iie elia(|iie jnur en deenuN re sui' le sol vraiment inépuisable de I ancienne (Irèce. On m'accusera jieut-èlre de jiaradoxc, mais je souliaitorais (pie le liullrtin de Correspondance hellénique fût dans toutes les liililiotlie([uesde noslycéeset collèges, etsans cesse ouvert a la curiosité de tous nos professeurs. Depuis dixliiiil mois, maintes voix officielles et officieuses, appuyant les réformes qu'a votées le Conseil supérieur de rinstruction publique, répètent aux maîtres de la jeunesse (pi'ils lui doivent non seulement les leçons du iioùt et du beau lan- Lrage, mais des notions précises sur la constitulioii des Etats, sur les lois civiles et religieuses, en un mot sur toute la vie des peuples anciens. C'est demander beaucoup, trop peutêtre, pour un enseignement au(|ind on a mesuré les heures avec tant de parcimonie. Mais enlin si quelque chose peut encourager le zèle de nos professeurs de langues anciennes, c'est de voir se multiplier devant nous des découvertes (jui l'ont re\;\re. vous ianl il'aspects divei's, les mœurs, les ins- (itnlion<. les arts de ranli([uil('' classi(pie. .l'ai lu, au fur et a mesure de leur publication, les nunn'i'os de ce liecueil," el je siens de les parcourir une fois encore avec un inexprimable |»laisir. Plaisir d'académicien, direz-vous, (pii re- Irrune là de< documents à l'appui de telle ou telle de ses (•pillions, de \ieii\ mots grecs non encore insérés dans nos plus riches le\i(|ne<. ele. \W\ bien ! non : je soutiens, mes chers collègues, (jue vous ne sauriez faire de lectui'e jdiis sérieusement utile, j)Our vous d'abord et ensuite pour vos

(1) M. (lotimanoudis, corrcspoudaiit de notre Académie des Iiisciipiions, et M. C^storcliis.

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