AU LECTEUR
leçon ou d*une conférence, ou en les écrivant pour un journal quotidien.
Je devais à mes lecteurs une autre preuve de respect : c*était de revoir scrupuleusement, de compléter ou d'abréger çà et la, de corriger et d'annoter, selon le besoin, les morceaux compris dans ce livre. Il leur offrira maint souvenir d'un passé déjà lointain; mais il portera aussi la marque de mes dernières méditations et de mes efforts pour remplir dignement les devoirs de ma profession.
Quant à mon enseignement dans la Conférence de Grammaire à rÉcole normale supérieure (1839-1860), s'il ne figure ici par aucun chapitre spécial, c'est que le résumé assez fidèle s*en trouve dans mes Notions élémentaires de grammaire comparée^ dont la huitième édition, publiée en 1879, sera probablement la dernière. La science a fait en ces matières des progrès très rapides, dont rheureuse influence s'étend, chaque jour, jusque dans l'enseignement classique du français, du grec et du latin. Après avoir contribué pour une faible part à ces progrès, il ne m'appartient plus de m'y intéresser autrement que pour m'instruire aux leçons d'une école de linguistes, où je suis heureux de compter quelques-uns de mes anciens élèves. Sur un seul point, peut-être, mes recherches personnelles ont pris une forme et reçu des développements plus scientifiques: je veux parler du procédé par lequel les principales langues romanes dérivent des noms substantifs par apocope de l'inQnitif. Le mémoire où ce sujet est traité a paru d'abord, en 1864, dans le recueil de l'Académie des Inscriptions ; puis, en 1874, avec des changements et additions, dans le tome YI de la Revue des langues romanes de Montpellier : ses nouvelles proportions ne me permettaient pas de le reproduire ici; d'ailleurs un tirage à part l'a mis à la portée des personnes qui étudient l'histoire des langues néo-latines.
Il en est de même de mes Observations et 7*é flexions surledéve-