‹ La tradition et les réformes dans l'enseignement universitaire: souvenirs et conseilsChapitre 53 sur 212 · VII. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES · texte numérisé non relu

VII. — RAPPORT SUR L'ÉCOLE FRANÇAISE D'ATHÈNES

M. Mûnlz dans la Revue archéologique ^ sur la mosaïque de sainte Praxède, donne aux connaisseurs la meilleure idée de l'ouvrage qu'il nous promet. A part deux ou trois exceptions (1), l'antiquité classique avait été jusqu'ici Tobjet presque unique des travaux de l'École d'Athènes ; le moyen âge, par les travaux de MM. Duchesne, Bayet et Mûntz, entre fort heureusement dans le cadre de ses études, dont le champ élargi offrira désormais aux aptitudes les plus diverses des occasions de se produire.

Messieurs, si, comme le disait, dans une occasion récente, le Président de notre Compagnie, les institutions scientifiques reçoivent des services qu'elles rendent leur consécration définitive, nous pouvons tenir pour consacrée la modeste institution créée par le décret du 25 mars 1873. L'épreuve d'une année si bien remplie lui est toute favorable. L'Académie, comme l'administration supérieure de l'enseignement, comme, pour sa part, l'École pratique des Hautes études, applaudiront aux premiers essais dont nous venons de vous présenter les résultats. Ces résultats sont dus à un concours de zèles et de talents qui servira d'exemple pour l'avenir. Le sous-directeur, M. Albert Dumont, y aura contribué d'une manière décisive par la souplesse de son esprit, formé depuis longtemps aux études les plus diverses, par la fermeté conciliante de son caractère, par la confiance, on peut dire amicale, qu'il a su inspirer aux jeunes humanistes et antiquaires, que l'État plaçait sous sa direction. Tout cela est d'excellent augure pour l'année qui va s'ouvrir. Deux agrégés de l'Université viennent de

(1) Ed. Le Barbier, Saint Christodule et la Réforme des couvents grecs au xi« siècle (Paris, 1863) ; J. Armingaud, Venise et le Bas-Empire; Histoire des "dations de Venise avec Vempire d'Orient, depuis la fondation de la République jusqu*à la prise de Constantiîiople au xm* siècle {Archives des Missions scientifiques et littéraires, 1867).

subir avec succès, selon l'ancien programme, Texamen d'admission, lisseront accompagnés en Italie par M. Mûntz et par une recrue d'adjoints, dont le titre va être, s'il n'est pas déjà, régularisé par un décret. A partir de 1875, seront appliqués, pour l'examen d'admission, les règlements sur lesquels nous avions naguère encore à délibérer, et qui, en élargissant les cadres de la candidature, laissent ua champ plus libre aux vocations spéciales, mais, en même temps, exigent d'elles une préparation plus précise. Il nous semble donc. Messieurs, que l'année, comme on dit, aura été bonne, pour l'intéressante école sur laquelle vous exercez votre patronage. Les vœux exprimés dans notre dernier rapport sont aujourd'hui réalisés, ou tout près de l'être. Les trois membres de l'école qui entrent dans leur seconde année, vont jouir des dépenses et des efforts accomplis pour leur assurer dans Athènes un établissement digne de la France. Leurs successeurs en Italie, avec le concours de nouveaux adjoints, tiendront, nous en avons l'assurance, à se montrer dignes des encouragements dont les entoure la sollicitude de l'État et celle de l'Académie.

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