TROISIÈME ACCUSATION
le TRADITIONALISME, AFF)RM\NT QUE LA FOI DOIT PRÉCÉDER LA RAISON, NIE LES PRÉAMBULES DE LA FOI, ET EST EN OPPOSITION AVEC L'ENSEIGNEMENT THÉO- LOGIQUE.
§ 4i. Mauvaise foi du semi-rationalisme, prenant dans le sens théolo-
TABLV DES MATIÈBES. 4S8
()iq«e le mot rw, ^«e le iradilionalisme n'emploif que danx le sens philosophique. IS'ouvellf erpo^ition de la méthode tradttiounelle, dans sex rapports avec la marche de la raison, pour arriver au christ i'inisme. • Que la foi Ihéolotjique doit précéder la ruison, et « qu'on n'est certain de rien que parla révélation religieuse, » ce sont des erreurs des modernes partisans d'Hvet, que le traditionalisme regarde comme des sceptiques et a réjutés comme tels. La tradition n'a jamiis donne dans ces folies. Injustice du semi-rationalisme de les lui attribuer 565
QUATRIÈMB ACCUSATION :
L*HTT>OTHfcSE D'CSE FOI MÊME NXTl BELLE QUI, POUR LES TRADITIONALISTE, DOIT .NF.Ci:&SAIREME>T PHÉCEliER LA RAISON, EST CONTRAIRE A LA RAISON.
§ 42. On commenceà démontrer que le semi-rationalisme est injuste à regard de la Tradition de la seconde manière : en lu REPBocHAirr
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la foi. La foi n'a pas lieu au sujet des faits intérieurs de notre esprit. On n'apprend le langage qu'en croyant. Kotivelles preuves que rien n'est plus conforme à la rauon que la >écessité d'ink foi XATCRELLE PRÉi EDANT n RAiso.N. Lc seini-rationalisme admet lui-même, dans les fermes les plus formels, cet fe doctrine. Il est inconséquent en établissant la sensation comme une condition nfceasaire de la ■AsiFtsTATioN DES iDEEg, et en combottant le traditionalisme, qui établit, lui, riNSTKCCTio.N HOU Comme cause ejficimte , mais comme condition du dételoppement de la raisu5. Encore deux sophismes du semi-ialionalisme. Sa légèreté lui fait méconnaUre le principe : « Que Vurguiuem par lequel Ion peut bien démontrer une vérité • connue ne iuffil pas lovjourspour DÉcot^RiRwn^ vérité inconnue. » Il avoue encore que l'homme sans tradition est un être chimérique. Conséquences de cet aveu 272