‹ La Tragédie d'Elektre et OresteChapitre 21 sur 113 · tout, je dis · texte numérisé non relu

tout, je dis

'l le fallait.

Elektre et Or este

Il fallait que la race de mes rois

Comme elle l'est dans les combats,

Fût la plus forte dans le crime.

T&l le soleil mortel, il fallait que l'amour

Et la haine, sa sœur jumelle,

Desséchant ces cœurs forts.

Brûlât jusqu'à la tige

Où rien né reste

Qu'Oreste.

ui

Oui, j'ai dit : — Il le faut, —

A tout ce qui arrive.

Il n'est pas de puissance.

Il n'est félicité.

Il n'est rien de vivant qui puisse se soustraire

A V aiguillon perçant du laboureur Destin,

Et tout porte le joug

De la fatalité.

Ainsi donc, soumets-toi.

Suis la loi qui t'est faite.

O roi, fils de mes rois.

Toi qui portes le sceptre de l'acte justicier

Et de la mort, Oreste,

Ha, je te plains! Je plains ton sort et ta jeunesse,

Je plains les heureux jours

Que tu n'as pas vécus.

Page 1