GLATA
Moi? Je te plains, bien que tu sois la reine. Va, tu souffres Je le vois : s'il n'est plus, pleure ton fils.
Jadis,
KLYTEMNESTRE
J'ai trop pleuré.
GLAIA
Ce n'était pas un filsî
KliYTEMNESTRE
Il m'aurait détestée.
GLAIA
Non. Tu n'avais qu'à l'aimer.
KLYTEMNESTRE
N*en parle plus : ce n'était pas mon fils, c'était le sien.
GLAIA
Tu pleurerais, pourtant, si le roi ^gisthe moui'ait.
KLYTEMNESTRE
Je mourrais, misérable nourrice. O esclave ! Mon amant, ma vie, n'es-tu donc pas une femme ? Mon amant!... n'as-tu pas de cœui'? n'as-tu que du lait? Es-tu pareille à la vache dans la prairie ?
GLAIA, indignée
Et toi, reine, n'as-tu pas de mamelles ?
Ou n'y a-t-il que du sang dans les seins, comme dans ton ventre
Au retour de la lune? Es-tu une louve, enfin?
KLYTEMNESTRE
Mon amant, mon amant!... O misérable vieille, Après un fils, un fils, et un autre. Hé quoi, N'ai-je pas assez d'une fille? Mais mon amant, Ma vie, celui qui m'aime, l'homme que j'aime, Que serais-je sans lui ? Et comment vivre ? toi aussi, Tu médites sa mort?... Cette journée Finira mal pour vous.
Bxit Klytemnestre.
Glaîa descend les degrés. — Oreste etElektre, avec le chœur, reTienneul sur le devant de la scène.