‹ La Tragédie d'Elektre et OresteChapitre 63 sur 113 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

^GISTHE, s'éloigne

Adieu.

Elle le suit des yeux.

Elle va pour x-entrei', et trouve Glaïa sur le seuil.

GLAIA, mystérieuse

La nuit sera brûlante comme le jour, ô Reine. L'orage s'amasse dans le ciel.

KLYTEMNESTRE, pensive

Le ciel est clair.

GLAIA .

Les ténèbres vont vite.

KLYTEMNESTRE

Oui. Que guettes-tu?

GLAIA

Je ne sais. Je me tiens près de toi, je pense au passé.

KLYTEMNESTRE

Et moi, j'ai peur.

Le ciel e»t rouge.

KLYTEMNESTRE

Vois-tu nourrice, Je suis la femme qui perd tout, si eUe perd ce qu'elle aime. Que de sang dans le ciel. J'attendrai le retour d'-^gisthe.

Elektre et Or este

GLAIA

Toi-même? Ici? ïu ne le peux.

KLTTEMNESTRE

Je veux le voir. J'ai peur.

GLAIA

Je veillerai pour toi. Et peut-être une fois encore Les dieux me feront-ils voir mon Oreste. Tu frémis ?

iïiiki

KLYTEMNESTRE

Parleras-tu toujours de ceux qui ne sont plus ?

GLAIA

Mais quoi? S'il est mort, je puis rencontrer son ombre.

Folle 1 Rêves-tu?

GLAIA secoue la tête Nul ne sait, quand il rêve s'il rêve.

KLYTEMNESTRE

Si tu rencontres ton Oreste et s'il te parle, Montre-lui le chemin, et dis-lui que sa mère L'attend ; dis-lui qu'-^gisthe, son maître, le recevra S'il se présente en fils soumis. Demeure sur le seuil, Jusqu'à ce que je vienne.

Exit Klytemnestre.

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