ACTE TROISIEME
GLAIA Sans pleurs, qui pourrait voir un tel carnage? Heureux, le jour, de n'être plus; et la nUit d'être aveugle
ŒNOPS
Horrible, en vérité, horrible et nécessaire!
Tu dis bien : nécessaire et voulu par le destin.
ŒNOPS
Elektre, ne faut-il pas enlever ces cadavres ?
ELEKTRE
Emportez le renard, et jetez-le dans le ravin. Mais pour la reine, je ferai moi-même ce qu'il faut. Sur *lle je ramènerai d'abord sa robe ouverte; Et je lui voilerai le visage.
ELEKTRE, au chœur
Vous, fidèles, annoncez dans la ville Le retour d'Oreste, votre roi.
Exit une paitie du chœur. L'autre se range au fond de la scène.
CHŒUR, en sortant
A Mycènes, A Argos,
Elektre et Oreste
in
A Thirynthe,
Et jusque sur la mer,
J'irai porter la nouvelle sinistre,
Et pourtant bien heureuse.
En les frappant, elle réjouira les hommes,
Tel en juin, l'orage, qui féconde la terre,
Épouvante les cœurs.
Oreste est couché sur le plus bas degré. Elektre et Glaïa vienneirt s'asseoir à ses côtés.
GLAIA
Il gémit.
ELEKTRE
Ne regarde plus par là.
ORESTE
Ha, nourrice...
GLAIA
Une sueui' glacée te coule sur les joues.
ORESTE
Plus glacée dans mon cœur. J'ai froid ; mais où aller ?
ELEKTRE
Tu as la fièvre, mon frère; viens, rentre avec nous.