‹ La tragédie de Pasiphaé par le Sr ThéophileChapitre 44 sur 50 · SELON QUELQUES-UNS, ET, SELON D’AUTRES, PAR DE PORCHERES · texte numérisé non relu

SELON QUELQUES-UNS, ET, SELON D’AUTRES, PAR DE PORCHERES

Loger en tant de lieux une mesme substance Qui ne monstre accident qui ne soit emprunté ,

Faire qu’un corps n’ait point d’espace limité ,

Et sans rien altérer convertir une essence ,

APPENDICE

Comme ce sont effects de la Toute-Puissance ,

' Je luy rends ccttuy cy de mon infirmité,

C’est que je le prends mieux avec la volonté Que je ne le comprends avec la connaissance.

J’abaisse ma raison pour elever ma foy :

Dieu, qui sçait comme il donne et comme je reçoy,

Au mérité tardif rend ma grâce soudaine.

O mystère profond issu de ce propos!

Il emprunta mon corps pour endurer ma peine ,

Et me donne le sien pour causer mon repos.

A notre avis , Théophile ne peut avoir écrit ce sonnet, rempli d’antithèses. Nous l’attribuerons donc à Laugier de Porchères , qui a écrit presque tous ses vers dans le môme goût. Ce sonnet se lit p. 7-8 du Jardin des Muses, où se voyent les fleurs de plusieurs agréables pôésies recueillies de divers auteurs, tant anciens que modernes, Paris, Ant. de Sommaville et Augustin Courbé, 1643, in-12.

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