SONNET
C’est un supplice doux et que le Ciel avoue : On oyra toujours dire h la postérité Que c’est le chastiment qu’un traistre a mérité. Et la fin misérable où luy mesme se voue.
APPENDICE
Heureux qui vous chérit, bien heureux qui vous loue ! Le sort doit travailler à sa postérité ,
Mais ces lâches ingrats qui vous ont irrité Doivent ainsi périr et seicher sur la roue.
J’ay veu ces criminels en leur supresme sort ,
J'ay veu les fers, les feux, les bourreaux et la mort : Mon âme en les voyant bénit vostre bon ange.
Le peuple à cet aspect a prié Dieu pour vous :
Mesme les patiens ont trouvé bien estrange D’avoir eu la faveur d’un traitement si doux.
Second livre des Délices de la poésie françoise de Baudoin , Paris, Toussaint du Bray, 1620, in-8°, p. 333. On peut lire sur Estienne Durand l’article de M. Edouard Tricotel inséré dans le Bulletin du Bibliophile de novembre