ET LES MAQUERELLES
Sainte Agnès.
Maintenant, ô mon Dieu, vous me faites sçavoir Combien est merveilleux vostre infiny pouvoir. Misérable est celuy qui de vous se défie, Et misérable encor qui ne vous glorifie. Ce perfide tyran, ce maudit garnement , M'avoit fait dépouiller de mon habillement Pour estre mise en veuë aux yeux du populaire. Ainsi que l'on feroit une infâme adultère ; Mais, ô mon Créateur! inclinant à mes vœux. Vous avez allongé mes blondissans cheveux D'une telle façon que toutes mes parties Des profanes regards ores sont garanties. Je vous en remercie, à Dieu juste cl clément! Et vous , Reine du ciel, des vierges l'ornement ,