‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 100 sur 114 · LES GAMINS · texte numérisé non relu

LES GAMINS

Uipp ! Hipp! Hurrah!...

Le bourgeois ra descendre de son banc au milieu <le l'acclamation populaire, lorsqu'il aperçoil Monsieur Le Doyen qui entre accompagné de Monsieur le Notaire, et qui

Dtlretiennenl l'un et l'autre de l'air sérieux, restrictif el circonspecl qui convient

a leur dignité el B leur goût.

LE BOURGEOIS comme pour avertir la foule. Voici Monsieur le Doyen !...

SUR TOUS LES RANGS DE LA FOULE avec des tons différents de curiosité «t de respect.

Monsieur le Doyen ! . . . — Monsieur le Doyen

(Le silence se fait presque instantanément dans la foule qui se tourne vers les deux nouveaux venus, se rangeant sur leur passage, regardant cependant de préférence Monsieur le Doyen avec une pitié empreinte d'une grande vénération. Monsieur le Doyen et Monsieur le Notaire continuent de causer sans paraître s'apercevoir de l'émotion et du mouvement que provoque leur arrivée.)

MONSIEUR LE DOYEN avec onction.

Croyez-moi, afin d'en venir à bout, ce ne sont pas des raisonnements qui peuvent rien faire...

LE NOTAIRE approbatif.

Certainement, Monsieur le Doyen... Et puisque ces hommes sont en guerre avec la société entière, que celle-ci se défende par n'importe quel moyen!...

LE DOYEN

C'est mon avis même que vous exprimez. (Reprenant sa pensée avec vivacité.) II. serait certes très agréable de discuter, de répondre à des théories par des raisons, d'entrer dans des controverses

SEPTIÈME PARTIE

capables d'éclairer l'opinion publique, mais, en la circonstance présente...

LE NOTAI HE l'interrompant.

Il faut avanl tout agir fort et vite... Couper la plante dans sa racine... Je vous comprends!...

L I . i > < » V E N comme pour s'excu-tr.

Nous avons affaire à des brut.'?, n'est-ce pas?...

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