DEUXIÈME PARTIE
lequel je respire avec faiblesse, 6 membres que n'agite plus qu'a peine ma pauvre vie, ô lignes Légères, <"> Iront où habitent constamment toutes mes pensées, je souffre en vous et avec vous, ô monde ! ô terre !.. . Elle ge lèye, Ta sans doute à la fenêtre dans la chambre, et ensuite elle reprend avec plus de fo^ce. 0 atmosphère que le globe circulaire met en mouvement! ô pluvieuses brumes de l'horizon! ô étoiles vertes! ô vous, toute ma vitalité! Mon Dieu! mon Dieu !...
Klle retombe accablée en sanglotant douaient près <lu lit de -a tille. Il y a un moment de silence. La malade dort. Le vent -ouffle avec force dans l'espace sombre, au dehor-.
BARNABE avec un geste pour désigner la mère.
Sein! comme c'est lamentable, cette chose!... El celle tempête! Est-ce que cela ne suffit pas pour nous rendre tristes?... Oh! qu'il est douloureux d'être là, inerte
\ AT 11 ILIE
El le vent !... Et les gens qui passent '.... Pourvu que l'orage ne tombe pas!... J'ai peur l J'ai peut-!...
Iïai;\ \ BÉ Malheureusement, il n'y a pas à en douter. Les
courants qui traversent l'espace portent la tempête... La foudre menace. Tout à l'heure je l'ai vue tomber. Tout était noir, et puis tout est devenu blanc sur l'horizon... Ah! mon Dieu! quelle nuit d'agonie ! . . . Miséricorde ! . . .
LA MÈRE revenant un doigt sur la bouche.
Il ne faut pas parler... Elle dort... Je reviens m'asseoir près de vous, parce que je crains que ma respiration ne fasse du bruit. . . Si vous pouviez la voir sur son grand lit!... Elle y semble plus petite encore qu'à l'ordinaire .. Elle a le visage fixe et blanc, mais c'est à cause de sa grosse fièvre de tout à l'heure. En dehors de cela elle paraît mieux...
(Elle s'asseoit. Elle a une figure singulièrement triste et calme à la fois. Nathalie se rapproche d'elle avec un air de tendresse effrayée.)
NATHALIE
Restons là... Serrons-nous toutes les deux l'une contre l'autre... Ne bougeons plus de peur que le silence se soit troublé... Oui, tenons-nous ainsi tout près, en attendant!...
LA MÈRE
Oui, ma sœur, ainsi demeurons!... Il faut
DEl MEME PARI II-:
espérer 1»' Seigneur qui doit venir... Vous bien qu'il répondra à mes prières... Il exaucera tons mes désirs... Ayons la cM-rlitu.li' de sa bonté...
Barnabe, Nathalie, ni la ruére ne di>ent plus rien. Il- -mit assis. Le- deux femme- recommencent A condre. Barnabe j « ■ 1 1 +de temps à autre un regard vit- la fenêtre. Tout à coup le tonnerre qui éclate fait trembler la maison du haut en ba-. Une vitre se brise. Le vent entre dans la pièce et souffle la lampe. Ténèbres. Tous se lèvent terrifiés, en jetant un • Ba! d'épouvante. Tout ce bruit réveille la malade en
- LUt.
LA MALADE appelant.
Mère !... Mère!... je ^uis toute seule ! qu'est-ce
qu'il y a?