‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 32 sur 114 · I. \ M VI.ADE · texte numérisé non relu

I. \ M VI.ADE

Il me, semble que je vais mourir, oui. c'esl

cela... Maman, maman, vois comme je me

suis épuisée ! Hélas ! Hélas !... ?sTe pleure donc

point, ne crie pas en poussant une plainte qui me fait peur... Car où je vais, tu me retrouveras quelque jour... Dieu ! que je souffre!...

LA MÈRE avec un grand cri.

Elle est retombée sur son lit!... Est-ce que vraiment... Au secours ! Au secours! Dieu! Dieu ! Seigneur ?...

(Nathalie et Barnabe, qui, pendant toute cette scène, sont restés avec des airs transis non loin de la porte du fond, se précipitent pour voir en entendant l'appel de la mère. Ils entrent dans la pièce, et on les entend tous parler avec des voix singulièrement douloureuses quoique rassurées.)

NATHALIE dans la chambre de la malade.

Non, non !... elle s'agite, elle remue ! Elle n'est pas morte !...

LA MÈRE avec exaltation.

Ah! ne prononce jamais ce mot terrible!... Garde le silence !... Quoi ! est-il donc possible que... Ah ! non! jamais!... Moi ! je serais donc déchargée de tous mes biens, et, comme un vase versé par terre répand ses joyaux hors de lui, je verrais s'échapper mes trésors rares !... Je ne veux pas!... Ha! ha! quelle misère dans ma vie où brillaient tout à l'heure encore de telles

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