LA COLÈRE DES PAUVRES COMMENCEMENT DE L'ANGOISSE DU CHRIST
In plateau dominant la Ville. L'endroit est inculte et rude, traversé de routes, creusé de fossés. La Ville que l'on découvre de là semble être énorme. Elle occupe toute l'étendue dans le fond.
On voit des mendiants en haillons; l'un est manchot et joue de l'orgue, l'autre, aveugle, a les yeux Baignants, H il y a encore une pauvre et lourde femme qui se traîne en sautant péniblement à l'aide de béquilles de bois.
Ces trois créatures exposent leurs plaies et leur misère lamentable, échelonnées le long du rocailleux carrefour que forment les chemins en se rencontrant dans l«' milieu du plateau.
Au loin, en bas, des usines d'où s'élèvent de ragu< mées, des fabriques dent 1rs hauts tuyaux exhalent des flammes, des églises qui se profilent sur Le ciel terne du matin, une cathédrale formidable dont la massivité fait une tache éclatante, découpent ça el là leurs bizarres as parmi les groupes innombrables des maisons de la Ville immense.
Ur temps à autre, on entend au lointain des musiques
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