‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 54 sur 114 · LE PHARMACIEN ET LES AUTRES · texte numérisé non relu

LE PHARMACIEN ET LES AUTRES

Sommes-nous des hommes que mènent les tommes à coups de bâton comme des betes de somme?...

LES BOURGEOISES bousculaut toujours leurs maris.

Est-ce que vous n'êtes pas honteux? — Faire Linsi les galants un jour de dévotion! — Rentrez ;hez vous, affreux paillards! — Misérables! — Yaîtres! — Voleurs! — Ivrognes

ainsi chassés, injuriés et maltraités par leurs femmes, le pharmacien, le boucher et le boulanger rentrent chacun dan- leur boutique, tandis que les ouvrières qui suivent la -cène du coin de l'œil, se lèvent tout à coup en sursaut, et avec des éclats de rire vont -•• pencher par les renétres pour mieux regarder et mieux écouter.

LES OUVB il KL s aux renétres.

Ali ! ce que l'on s'amuse!... Ce qu'en se tord!

(Elles pouffent véritablement, et c'est pendant qu'elles rient ainsi qu'entrent Marie la Pouille et les compagnons. Les compagnons et Marie s'avancent d'une manière tranquille en se dirigeant du côté du marchand de vins. Ils ne voient de la querelle que la fin et poursuivent leur chemin. Les petites ouvrières se remettent au travail. On entend toujours, plus près, mais obscures, les voix perçantes des marchands, mêlées aux rumeurs des musiques.)

ZACHARIAN désignant le cabaret.

Il me semble que, de cet endroit, nous serons bien placés pour voir la procession?...

MARTIAL

Puisqu'elle doit passer par cette place, attendons là...

ZACHARIAN au fossoyeur.

N'est-ce pas ton avis?...

LE FOSSOYEUR

Si, si...

ZACHARIAN

Et toi, Marie, qu'en penses-tu?...

LA POUILLE

Où vous voudrez!...

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