‹ La tragédie du nouveau ChristChapitre 71 sur 114 · QUATRIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME PARTIE

LE TRAITEUR pleurnichant.

Ils sont partis sans me payer, mes bons mes-

LA FOULE éclatant de rire.

Ali! ah!... — Il va pleurer cet homme! — Amis! poussons des gémissements! — 0 musique joue un air funèbre ! — Ha ! ha ! holà !...

LES G A M I NS entourant le marchand de vins en dansant.

De L'argeni ! de l'argent !

On n'en a jamais assez!...

LES OUVRIÈRES aux fenêtres reprennent en chœur.

Des galante ! des galants!

On en a toujours de trop !...

DES HOMMES DANS LA FO U LE se tournant ver- les ouvrière? et les saluant.

Bé les belles! Comment dites-vous ça?... Elles

sont jolies !...

PREMIEB JEUNE HOMME à un autre d'un air moqueur.

Elles vous fonl des signes, mon cher!

DEUXIÈME Ji i m: HOMME emphatique.

Lucie un Rose, qui que tu sois, je te l«i déclare, je t'adore... Je t'offre...

LES OUVRIÈRES imitant le jeune homme toutes ensemble. Mon cœur! oui ! oui ! on sait ! . . . mais on refuse !

(Éclats de rire. La foule est reprise par la joie libre et vivace qui l'avait déjà possédée avant l'arrivée de la procession. Elle s'anime, se mêle, se heurte, brille et braille. Les chants religieux sont maintenant moins perceptibles. Le cortège est déjà loin. Les marchands publics reviennent peu à peu sur la place d'où les avait chassés la procession. Ils font de nouveau triompher la vie au milieu du peuple exubérant, jovial»

bouffon, alerte, allègre.)

UN MARCHAND d'un accent vociférateur.

Qui veut de la noix de coco!... Noix de coco!...

UN AUTRE MARCHAND de même.

Des marguerites pour les bouquets!... Deux sous! Pas cher!...

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