CINQUIÈME PARTIE
l.e- soldats emmènent rers le rond du ; refour, où ils vont s'asseoir, I et l'aveugle qu t, meartris • coups
de poing: «Oh!... oh! roua mail
Pitié I pitié 1... - La foulé sur leur passage ricane et pousse <le- clameurs de mort. ! vent sans cesse de nouvelles troupes d'hommes, de femmes, d'enfants au milieu de la fureur et de la consternation de la multitude.)
LA FOULE exaspérée, en une puissante cohue.
Ne les laissez pas passer! — Bandits! I oailli
i SE FEMME brandissant son parapluie,
Espèces de gueux !...
DES BOURGEOIS arrivant essoufflés, hagards.
A-l-on trouvé Les criminels? Oh! il est temps! — C'est de la faute de la police! — Elle aurait dû prévenir La chose! — Le préfet esl le grand coupable!...
D'AUTRES BOI RG BOIS bas, craintifs.
Taiiez-vonsl — Il est là! — Faites attention...
i. \ I ■"« >i L E les e a les mi ndiants.
A mort ! à mort I...
(Dans ce tumulte de vociférations, de faces écumantes, de mouvements de colère tragique, on distingue depuis quelques instants une sorte de rumeur dans une partie éloignée du carrefour. Des gens s'agitent, lèvent les bras, se rangent pour laisser passer un individu en haillons qui parle à la foule d'un air autoritaire. C'est le manchot. Des soldats se précipitent vers lui pour s'emparer de sa personne. Le préfet tourne son attention de ce côté, en allant et venant avec impatience.)
LE MANCHOT aux soldats.
Laissez-moi! Ne me touchez pas!... Je veux parler à M. le préfet!...
LES SOLDATS l'entourant et le bousculant.
On la connaît celle-là ! — Pas besoin de faire le malin! — Allons, avance!...
LE PRÉFET de loin à la foule.
Livrez-lui place!... (A des soldats.) Et quant à vous, faites taire cette populace!... (il montre la foule.) Elle nous harcèle de ses cris tumultueux!... Arrière, là-bas! Que cette canaille agitée par la haine contieune ses gestes !... Que toutes ces convulsions soient apaisées!... Que ces mouvements aigus se calment!... J'en ai assez!... (Les soldats repoussent la foule en rumeur.) Il est temps de poser un
terme à cette furie ! . . .