‹ La tragi-comédie de la République allemandeChapitre 19 sur 38 · SANS PARTI · texte numérisé non relu

SANS PARTI

Préfets.

Sous-préfets.

Conseillers cantonaux.

Préfets de police.

Totaox....

Cette politique de renouvellement du personnel était tout aussi importante à réaliser dans la police. Ici, il était plus facile d’aboutir, car l’organisation de l’ancienne police prussienne s’était écroulée dans la tourmente révolutionnaire et devait être complètement refaite. Cependant, dans le choix des officiers, il fallait agir à peu près comme pour le renouvellement des hauts fonctionnaires civils. Au début, on était bien obligé de travailler avec le personnel qu’on avait sous la main. Pour la reconstitution du corps des officiers, il fallut faire appel à d’ex-officiers de la police et de l’ancienne armée prussienne. Au 1 er janvier 1930 la police prussienne comptait 2 352 officiers, répartis comme suit : 224 soit 9 pour 100 d’anciens officiers

(1) Les nationaux-allemands (partide Hugenberg) combattaient la Constitution républicaine ; (les populistes ne l’acceptaient qu’à contre-coeur). Que des fonctionnaires de cette nuance politique aient été néanmoins conservés à leur poste, est une preuve du libéralisme du gouvernement prussien. Mais cela provient aussi du fait qu’en Prusse, selon la Constitution, les préfets et souspréfets ne pouvaient être nommés qu’avec « l’agrément » de l’administration provinciale. Celle-ci était souvent profondément réactionnaire.

de police, 638 soit 27 pour 100 d’anciens officiers de l’active, 363 soit 15 pour 100 d’anciens officiers de réserve, 538 soit 23 pour 100 d’anciens sous-officiers et 589 soit 26 pour 100 d’anciens élèves des écoles communales et de bacheliers. Dans leur grande majorité, grâce à une instruction et une formation attentives, les agents étaient d’opinion démocratique et républicaine. On n’en aurait pu dire autant de tous les officiers.

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