‹ La traite des chanteuses (moeurs de province)Chapitre 37 sur 71 · TTL41TE DES CHANTEUSES · texte numérisé non relu

TTL41TE DES CHANTEUSES

Erreur A la police qui se partageait la somme, avec a part du Lion pour le Grand-Chef! Sans compter que e tenancier logeant ses artistes, il était tenu d’avoir un livre de logeur que chaque mois un agent venait cherc er P° ,lr ' e soumettre à M. le commissaire, à qui était verse© une somme appropriée au besoin que l'on avait de lu, clore les yeux sur le cas des chanteuses trop jeunes dont lacté de naissance n’était pas déposé au commis-

privilèges tt6 CeGite Im “ S3Urait illlss ‘ le droit à quelques...

Cette situation est la même aujourd’hui. - Un lecteur.

C est de 1 amoralité, de la décadence, ou je ne m’v connais pas... ' J .

Pomtant, le Conseil d’Etat, à la date du 17 nomembre Iâf9 ? a pris un avis ainsi conçu ;

. Auwmo di fP°5iti™ législative n’autorise les communes a percevoir des taxes sur les maisons de tolérance et sur ^f::ry e 1 ; vrc,lt * la Prostitution. De semblables S n £ t Ct la . ,ltorit ^ supérieure ne saurait dernier son approbation même indirecte à leur établisse-

Demam, si le gouvernement n’y met pas ordre, la prostitution sera légalement obligatoire dans les beuglants de province.

On comprend, dès lors, qu’en un tel milieu, avec do tels exemples, les fonctionnaires seraient bien bêtes de se gener Aussi existe-t-il, en province, autant de petits pachas que de fonctionnaires que les fonctions

b eu g tente'* 1 ^ ^ ^ maisons de tolérance, soit des

Le Grand Pacha est ordinairement le commissaire f 6 P °, C Mt hn c i u L presque toujours, ouvre ou terme les yeux, suivant le cas, sur les abus qu’il consate aussi bien dans les maisons closes que dans les

LES CITÉS DÉCADENTES

maisons ouvertes que sont les beuglants. Il agit selon son hon vouloir, et son bon vouloir il le mesure a la satisfaction intime et personnelle qu’il a l’intention de tirer des pensionnaires. C’est lui qui vise les cartes des prostituées, donne les permissions de séjour, expulse, dresse les contraventions, ouvre des enquêtes quand il y a scandale. Tenanciers de maisqns closes et tenanciers de beuglants n’ont affaire qu à lui.

Ce pouvoir, il en abuse souvent.

C’est ainsi qu’à St.-M... (en mai dernier), le commissaire de police entre un soir dans un beuglant et annonce à qui veut l’entendre que le journal dans lequel je faisais ma campagne et qu’il méprise, l a chargé de donner des renseignements sur les cafesconcerts de la ville (ce qui était absolument faux!). 11 ajoute que : « charbonnier est maître chez lui, » et il le prouve illico en lutinant les artistes et les pseudo-artistes, en buvant force bocks, et en « gueutant >ï jusqu'à une heure tardive de la nuit, (Voir

lettre

Sa conduitej signalée à l'intérieur, ne lui attire aucun reproche. Alors, il n'hésite plus, et institue, pour toutes les artistes , la visite sanitaire obligatoire.

Bans doute, ce fonctionnaire, en prenant une telle détermination abusive, avait-il alors certaines raisons... cachées... Dame! en noçant avec les filles de Vénus, on risque de recevoir quelques-uns de leurs...

coups de pied. car, pour être commissaire, on n’en

est pas moins homme ; et de l’homme, quelques-uns de ces messieurs ont toutes les faiblesses* Ils souffrent très souvent d’une autre maladie ; — chronique, quelquefois comme FaUtre et. commune à la plus grande partie de notre humanité incivilisée — c’est cette grave indisposition que Panurge dénommait : f* attife d f argent...

Le traitement des officiers de police, dam les villes

1 '" l TRAITE DES CHANTEUSES

province, est presque dérisoire étant donnés ^ e représentation, de vie extérieure qu'ils sont

2X*«"ïïïï A "sr "Æÿ“V P-

sont pas a dédaigner. -

Ces messieurs subissent discrètement Parrosaze des tenants de beuglants et des agents lyrlZ* Le d !

™ g % aS8eZ S ° UV6nt r6itété > assat * * cm derniers la discrétion nui j . , „ eu mers,

leurs ébats aquatiq^ ’ 1 d *

Jl.h commissaire brandit d'un côté le glaive de la

’ pendant qu'il chahute frénétiquement de

Paternel et sévère à la fois, M. le commissaire rénri

“coupable, lui fait comprendre tout ce que

patentes^ 6 orlv '; , ' s d ’ llonoratj les commerçants dûment patentés et grands électeurs a de rénréhpn^M *, j

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dû s'écarte! V °“ ' h * -h 6,k *-*

frm*dp a m f heUreUSe nc se ]aiss c pas convaincre il ya froidement jusqu'à l a menacer de la prison - \ oici un fait choisi entre mille ■

iï "*“*”• *» Stee I. faillite d’un di-

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‘ ïïrio tifaf™ un W» pour

chapitrai Te , par é . do lîl Curse dans un précédent ^ Pitre), Le tenancier, qui tient une maison dont

1 enseigne rappelle nos chères provinces perdues lu e un pont d or pour passer la Méditerranée : ISO fr.

.ES CITES DECADENTES

par mois (moins, naturellement, la commission de ragent, son voyage, quelques différents frais, etc,..)- Avant son départ pour Marseille, elle apprend par hasard dans quel « claquedent » ignoble on la voulait expédier* Le tenancier étant venu en personne recruter sa troupe, elle le prévient qu’il lui est impossible, dans de telles conditions, de s'engager chez lui :

— Cela ne va pas se passer ainsi, ma petite ï... hurle M* le directeur. Vous avez signé, j’ai payé votre billet.,. Je saurai bien vous faire partir, de gré ou de FORCE L«* Venez avec moi chez le commissaire de police, ,,

Sûre de son bon droit, l'artiste consentit,,.

M. le commissaire employa inutilement les arguments les plus persuasifs pour la décider à parti *. Puis il passa aux injures et à la menace :

~ M* X... est un honnête homme... on ne peut rien trouver à dire contre sa moralité* Quant aux catins (ne) de votre espèce, nous savons ce qu'elles valent*,* Si vous ne voulez pas vous embarquer» je vous fais fourrer au clou ! 11

Simplement,,. (Vive la liberté 1)

La petite ne se laissa pas intimider, heureusement pour elle, car, devant le scandale imminent, on la laissa libre...

Passons aux preuves*

A tout seigneur, tout honneur.

Voulez-vous que je vous serve un procureur de la République tin de siècle ï

Mon deux,

E den-C oncert* M. * *

Un soir, après un bon dîner sans doute, Monsieur îe procureur de la République invita quelques amis à venir

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In+rTit IlS " l0 ‘ SeS ^ ea artistes -dames » bien entendu f]

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ment ces... MesMeur^'.'p. '.c 5 ’/^* m ,V 0i tr6s fraFnl 'tre-

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a propos de lui donner nue Won L ' Je JU S !U

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teu, obtenait la permission de faire vosser L , * f P« '«Sommer dons , a sa ) le , f f' ie * «*' h * te *

OU de suite il installa ,lr i l°3 es ^

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nnmdL 1 ’*' •£“ P “' ° 5 ‘ “•». » De-

biller ? ’ 6 V ° 1X patot,se ’ ees dames à se désha-

Vmce -• Cor > n ’ en d0Utez P«*> on ne conserve le beu

LES CI I LS DÉCADENTES

glant J en France ? que pour les récréations charnelles de « messieurs les fonctionnaires et officiers célibaiaîies », On Va vu— on le voit — on le verra encore.

Le commissaire de police de St-Q..., loi, prétend que la carte d'électeur n’est pas un papier suffisant (pour le cabot, naturellement) et que tous les voleurs en ont..

(Il ne relève vraiment pas le prestige du suffrage universel

Il ne connaît qu'un seul papier d'identité : c'est le bulletin de... naissance M

Voulez-vous maintenant savoir jusqu'où peut aller la niaiserie du commissaire de police de H...?

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