‹ La Traite et le Droit InternationalChapitre 22 sur 54 · Dernier journal de Livingstone, Tome II, p · texte numérisé non relu

Dernier journal de Livingstone, Tome II, p

voix d’un de ses plus valeureux enfants, et ses efforts persistant, avaient fini, montrant la route à suivre à l’Europe, par établir au moyen de conventions avec les Etats africains et asiatiques une reconnaissance parlielle du droit des hommes à la liberté.

Ces traités peuvent se diviser en deux catégorles :

La première comprend ceux qui ont été conclus avec l'Egypte, le 4 août 1877, la Turquie le 25 janvier 1880, la Perse, le 2 mars 1882.

Ces traités à la différence de ceux des Etats européens contiennent des clauses ayant pour but la suppression et l’abolition de l'esclavage en général et du trafic des nègres à l’intérieur des Etats contractants où 1l existe encore. Le droit de visite y est maintenu. Mais le droit de saisie n’est accordé que s’il y a des esclaves à bord. Aucune réglementation du droit de visite ; il est concédé par réciprocité aux croiseurs égyptiens et ottomans.

Pour l'Egypte et la Turquie, limitation du droit de visite à la mer Rouge, au golfe d’Aden, à la côte orientale d'Afrique et à la côte d'Arabie, eaux maritimes de l'Egypte et ses dépendances.

Pour la Perse, le traité ne limite pas le droit de visite à une zône déterminée.

La deuxième catégorie de ces traités comprend

ceux avec les Etats indigènes de l'Océan indien, avec un certain nombre de chefs du golfe Persique, d'Oman, de la côte orientale d'Afrique dans le pays des Somalis. Le régime de la répression de la traite organisée par ces traités s’étendait donc au littoral de l'Océan indien en entier. sauf la par-tie de la côte du continent africain située entre les possessions zanzibariennes et le cap Guardafui et une certaine étendue de la côte d'Arabie.

Certains traités même avaient été conclus dès 1876 avec certains chefs de la côte occidentale d'Afrique (1).

Toutes ces conventions contiennent l’engagement d'interdire le trafic des nègres opéré par les sujets des parties contractantes ou par les personnes, se trouvant sous leur dépendance sous la forme d'importation ou d'exportation (2). Un décret du Khédive daté du 1° janvier 1878 devait interdire tout transport et tout trafic d'esclaves.

Mais ces mesures étaient loin de produire ce

1. Quelques-uns de ces traités contiennent des clauses pour l'abolition des sacrifices humains et d’autres coutumes barbares, mais aucun d’eux ne touche à l'esclavage domestique.

2. Les traités de Zanzibar et Mascate (1873) y ajoutent l’interdiction du transit. Reconnaissant aux croiseurs britanniques du droit de vente, de saisie et de confiscation des bâtiments envoyés dans le trafic des esclaves ou soupçonnés de s’y livrer.

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que l'entente commune allait pouvoir bientôt réaliser, nous allons voir les généreux efforts des | puissances répondant, elles aussi, à l’éloquent æ appel de Stanley. ED

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