‹ La Traite et le Droit InternationalChapitre 45 sur 54 · Discours prononcé à Saint-Sulpice le 20 septembre · texte numérisé non relu

Discours prononcé à Saint-Sulpice le 20 septembre

pour l'atleindre, il fautavoir recours à une abolition immédiate de l'esclavage, ce serait la plus grande et la plus dangereuse des erreurs.

« Pour arriver à notre civilisation actuelle, nous avons travaillé pendant vingt siècles ; on ne peut obliger les nègres à franchir vingt siècles en moins de cinquante ans ; c’est une utopie (1). » L'œuvre de l'émancipation ne se fait que lentement, progressivement, par les années et par les siècles. Pour la hâter, pour favoriser le progrès, ilfaut ouvrir aux communications les voies les plus larges et les plus nombreuses, favoriser le plus possible l'accès des Européens à l’intérieur et celui des indigènes vers la côte.

- « Chaque voie de communication terrestre ou fluviale, chaque tronçon de chemin de fer sera un coup porté à la traite » (2). Les relations commerciales entraînent en même temps que l'échange des produits, l'échange des idées, la civilisation et le progrès.

L'installation des colons apprendra aux « primitifs » la science des « civilisés » et transformera ainsi par une pénétration lente, les. peuples de mœurs simples et tranquilles. L’indigène améliorera peu à peu sa situation matérielle, sa vie primitive deviendra moins misérable, il deviendra

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