Revue des Deux Mondes, août
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ainsi à toute juridiction; leur crime demeura impuni.
C'était pousser un peu loin l'application des principes et on est en droit de penser avec Weaton (1) que : « c’est attribuer une puissance immense et inouie à la législation d’une seule nation que de lui accorder la faculté de changer les lois qui régissent les personnes et les propriétés de toutes les autres nations. »
De tout cet exposé il ressort quelles sont les difficultés et les lenteurs que l’œuvre générale d’'émancipation éprouve. Nous venons de voir les principales nations civilisées réalisant chez elles en pleines indépendance et souveraineté l’affranchissement des esclaves. En y travaillant, elles faisaient réaliser un immense progrès à la cause de la diminution de la traite. En supprimant la cause, on supprime nécessairement l'effet; les demandes d’esclaves cessant l'offre cessera de se produire. Mais les mesures prises par chaque Etat et qui rentrent dans le domaine de la puissance souveraine étaient insuffisantes si elles restaient isolées.
fallait, grâce à une entente, attaquer l'esclavage sous une autre forme : dans son recrutement, dans son commerce, dans ses échanges.
Nous allons voir quelle fut l’œuvre internatio-