LA PROPRIKTK DU SOL
kharadj. mais de la inômc cspèco. Do|)nis leur inl<Tvenli()n, les Kuropécns, dans un esprit de justice 04-ci(]enlale. oui élevérinîpôldero/£cAoa/'. Dès 1880, on le surchargea de iSo.ooo L. E.
Les lerr(»s ouchonri actuelles payent toutes rimpôl. Au point de vue du droit de propriété, elles se divisent en deux grandes catégories : les fiefs, qui doivent faire retour au souverain si la famille qui en jouit vient à s'éteindre, les biens définitivement aliénés. L'État ne fait plus de concessions gratuites : il vend les terres qui lui appartiennent, celles qui lui reviennent parce qu'elles sont abandonnées par leurs propriétaires, enfin les parties de désert à mettre en culture et toutes sont concédées sous la forme kharadji.
Le besoin d'argent, qui explique tant de mesures khédiviales, poussa Ismaïl, en 1871, à tenter de vendre le droit de propriété individuelle à tous les Égyptiens. 11 le leur offrit, en y joignant un dégrèvement de la moitié des impôts existants avec la promesse de n'augmenter jamais la taxe sans prendre l'avis du Conseil financier et des notables, si les possesseurs payaient d'avance
2iïi LA TRANSFORMATION DE h KGYPTE
>i\ aniiôos <le roiitriluilions(i). La iiiesiii-e fui rapfiorUW*, |>uis nUahlie en 1876, enfin son appliralioii cessa en 187g, après rinlervcntion étrangère. Les Égyptiens qui ont intégralement payé la redevance exigée par Ismall doivent être considérés aujourd'hui comme de véritables propriétaires, que leurs terres soient kharadji ou ouchouri.
Parla pénétration du droit européen, l'ancienne Iradition a été lentement dissoute {:>.) ; le contrôle international et l'administration anglaise qui lui succéda, sans apporter de principes nouveaux, ont continué l'œuvre en reconnaissant dans la l)raliquc à l'agriculteur égyptien les garanties que possède l'européen. On s'est acheminé vers l'unité de la législation et l'égalité devant l'impôt sans y parvenir, mais la distinction essentielle n'est plus comme autrefois entre terres de régime juridique différent, elle se fait entre grandes et petites propriétés.
Il y a très peu de journaliers qui ne possèdent
;i Voir pages iiViiî"».
•2 Même ca> pour l'ancicnno orgnnis.ntion ouvri6rc, patres 'itp-'2ijfiU