‹ La Transformation Morale du Jeune Délinquant par le TravailChapitre 1 sur 50 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

« La dépravation de l'enfance estun de ces maux que l'on ne peut guérir qu’en y mettant tout son cœur : en travaillant à corriger l'enfance, ce n’est pas seulement au sauvetage de l'enfance que vous aurez travaillé, mais au sauvetage

de la France et dela Patrie elle-même.»

Juzes SIMON.

Le but de notre étude estle suivant: nous voulons, après avoir montré d’où vient la démoralisation de jour en jour plus grande de l'enfance, étudier les moyens actuellement employés pour y remédier, chercher les perfectionnements et les modifications qui pourraient y être apportés.

Nous trouverons la cause principale de cette démoralisation dans l'oisiveté (entendue au sens le plus large, l'otium). « L'enfant fait le mal, parce qu’on le laisse inoccupé. » Aussi avons-nous écrit en tête de notre étude la maxime iatine: Ofiosus vitiosus. Nous étudierons dans un premier chapitre cette démoralisation progressive de l'enfant par l'oisiveté.

Notre second chapitre suivra l’enfant: De l'arrestation à l'envoi dans la colonie pénitentiaire. Tous nos efforts tendront dès lors à ne pas le laisser un seul instant inoccupé; dès le moment de son arrestation nous chercherons à lui faire prendre sinon l'habitude, au moins l’accoutu-

mance du travail.

Nous ne perdrons pas de vue cet objectif dans notre troisièmechapitre dontletitresera: Les coloniespénitentiaires. Supposant l'enfant acquitté, comme cela arrive maintenant dans la presque totalité des cas, puis envoyé dans une colonie pénitentiaire {article 66 du Code pénal), nous chercherons non plus seulement à l'occuper, mais encore à lui faire apprendre un métier qui plus tard lui permettra de gagner honnêtement sa vie.

Après un rapide historique des colonies pénitentiaires françaises, nous étudierons avec détails la plus ancienne d'entre elles, la colonie de Mettray.

Nous dirons quelques mots des institutions similaires étrangères; enfin nous examinerons quelques questions spéciales, que nous n’aurons pas eu l’occasion de traiter au cours de ce chapitre.

Le patronage, tel sera le titre du 4° chapitre: il s’agit à la sortie de la colonie pénitentiaire d'éviter que l'enfant reprenne ses habitudes d'oisiveté. Tel est le but des Sociétés de patronage.

Nous étudierons les Sociétés de patronage françaises pourenfants, puis nous dirons quelques mots des Sociétés de patronage étrangères.

xamine es résultats obtenus.

Enfin, nous examinerons 1 sultats obtenus

Ici se terminerait strictement notre étude : nous avons voulu faire davantage, et nous avons consacré un dernier chapitre, fort résumé, aux moyens préventifs destinés à éviter la démoralisation de l'enfant. (Restrictions apportées à la puissance paternelle. — L'école).

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