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Toutes ces colonies sontréglementées dansleurs grandes
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lignes par le règlement de 1867 qui régit aussi les colonies publiques. Parmi elles citons pour les garçons les colonies de Mettray, de Briquais-Breteuil, de Saint-Urbain, de Sainte-Foy, de Bologne (Haute-Marne) (industrielle), la colonie Saint-Louis, à Bordeaux, enfin l’école Lepelletier- Saint-Fargeau, à Montesson, tout près de Paris; pour les filles, les colonies de Sainte-Anne d'Auray, de Vaugirard, de Darnétal.
Sainte-Foy (1).
La colonie de Sainte-Foy (Dordogne) ne reçoit que des protestants, Le principe de cette colonie est de n'élever qu'un nombre d'enfants restreint, ce qui permet de n’établir parmi eux aucune autre catégorie que celle de l'âge, et encore de n’établir cette division qu’au dortoir.
45 à 50 jeunes gens apprennent à Sainte-Foy la culture et les industries qui s'y rattachent ; l'éducation qui leur est donnée est très religieuse.
Le chiffre dela récidive est encore plus bas qu'à Mettray.
Saint-Ilan (2).
La colonie de Saint-Ilan fut fondée en 1843 à 6 kilomètres de Saint-Brieuc ; nous y trouvons deux mesuresexcellentes : d’abord un très grand nombre d'éducateurs et de surveillants : pour 270 colons 4 pères, 33 frères, 8 domestiques et un certain nombre d'enfants prévôts ; en second lieu un changement d'éducation presque total qui s’effec-
(1) B. S. G. P., Thénaud, 1889, p. 136; 1894, p. 251. (2) Rivière, Bull. S. G. P., 1899, p. 1231.
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tue à l'âge de 13 ans: jusqu'à cet âge les enfants ont 6 heures de classe par jour, et le seul travail manuel auquel on les emploie estle jardinage; au-dessus de 13 ans, le temps de la classe est réduit à 2? heures par jour, et les colons sont employés le reste du temps à la culture.
Les résultats obtenus sont satisfaisants.
Montesson (1).
Les fondateurs de l'école Lepelletier de Saint-Fargeau (le Conseil général de la Seine) ont voulu en faire-une maison d'éducation pénitentiaire modèle; aussi l’'étudieronsnous avec quelques développements. « Ce qu'on a voulu, dit le projet du comité, c'est rappeler constamment à l'enfant par tout ce qui l'entoure qu’on se préoccupe de l'instruire, de le réformer, de le mettre en état de travailler et de gagner sa vie honnêtement, beaucoup plus que de le punir (2). »
Le mode de construction de Montesson est celui que nous avons vu usité à Mettray, celui des maisons de famille. Ici chaque maison est faite pour contenir 40 enfants : elle comprend en plus dela salle d'études, du réfectoire et du dortoir, deux grandes salles, l'une de lecture, l’autre de récréation : le dortoir est cellulaire : nous craignons qu'il ne soit pas bien commode de surveiller ce qui se passe dans quarante cellules, des deux chambres de surveillants situées au milieu du dortoir.
Nous rencontrons ici quelque chose de nouveau au point de vue du groupement des enfants: « Ils seront, dit le règlement, après une période d'examen, répartis dans des
(1) Joly, B. S. G. P., 1895, p. 662.
(2) Bull. municipal de la ville de Paris, 3 décembre 1895.