ÎL FAUT TRANSFUSER
1° Les enfants prématurés débiles pesant à la natssance de 1.000 à 2.500 grammes qui, malgré une alimentation et des soins bien réglés, restent stationnaïires ou baissent progressivement et anormalement de poids.
Cette perte de poids est d’un mauvais pronostic; si elle dépasse, dans les trois premiers jours, plus de 300 grammes et continue ensuite, l'indication à la transfusion est nette.
La transfusion est aussi indiquée chez un hérédo-
syphilitique lorsque la baisse de poids persiste malgré un traitement antisyphilitique.
L’étude des observations que nous rapportons montre que la transfusion détermine une ascension nette et rapide de la courbe de poids. Dans les observations X (première jumelle) et XII, la poussée d’accroissement débute dès le lendemain.
Dans l’observation XVII, elle débute le surlendemain pour devenir plus nette trois jours après. Dans d’autres cas, l’augmentation de poids ne débute qu'après une seconde transfusion. L’observation XIV en est un exemple. Dans l’observation X, la poussée d’accroissement chez la deuxième jumelle n’a lieu également qu’après une seconde transfusion. L’observation XVI est encore plus intéressante à ce point de vue.
Ce n’est qu'après la cinquième transfusion que la courbe de poids devint nettement ascendante. Elle nous montre la nécessité de répéter, parfois, la transfusion pour obtenir l’effet thérapeutique.
De l'étude de vingt observations personnelles, Guéniot conclue à des résultats identiques. Chez dix de ces transfusés, la poussée d’accroissement se déclencha dès le lendemain; le surlendemain, ou plusieurs jours après, chez quatre; chez deux autres, une deuxième transfusion fut nécessaire. Guéniot note sur cette série quatre échecs : deux transfusés dans un état désespéré, deux autres suspects de syphilis.
L'oeil