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2° Les prématurés hypothermiques.
Nous avons déjà insisté sur le fait que l’hypothermie est d’un très mauvais pronostic.
Pour Marfan, quand le débile a une température de 34° pendant une demi-journée, sa mort est certaine; lorsqu'elle se maintient au-dessous de 35°, le pronostic est sévère. Il s’aggrave encore si, en même temps, la courbe de poids de l’enfant est descendante.
Nous estimons que si la température tombe audessous de ce chiffre, il faut transfuser sans attendre davantage. Il ne faut pas craindre de renouveler l’intervention. C’est ainsi que nous avons transfusé cinq | fois un prématuré hypothermique. Sa température était tombée à 34°, son état était désespéré. Après la dernière transfusion, sa température se stabilisa entre 36 et 37°; en même temps se déclencha la poussée d’accroissement. |
Dans l’observation XIV, la première transfusion fit monter dès le lendemaïn la température de 34° à 36°. Une deuxième transfusion pratiquée sept jours après, ramène d’une façon définitive la température à la normale. Dans l’observation XI, dès le lendemain de la transfusion, la température passe de 35°8 à 36°8 et s’y maintient dès lors. Dans l’observation XVII, on note aussi une élévation de la température qui passe de 34°7 à 37° dès le lendemain de la transfusion.
Les courbes que nous présentons sont très probantes. Elles montrent que la transfusion détermine d’une façon constante chez les prématurés débiles hypothermiques une élévation thermique nette et persistante. Elle ramène et maintient la température à la
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normale. Elle se révèle ainsi comme une arme thérapeutique infiniment supérieure à la couveuse, par sa puissance et sa rapidité d’action pour améliorer, stimuler la thermogénèse des débiles.
3° Les prématurés présentant des accès de cyanose.
La cyanose, soit continue et progressive, soit par accès, est d’un mauvais pronostic. Elle traduit, comme l’hypothermie, la fragilité, la faible activité vitale de ces enfants aux organes inachevés, souvent malades, et à fonctionnement défectueux.
Dans deux cas (observations XIV et XVI), nous avons constaté, consécutivement à la transfusion, la disparition de ces accès de cyanose, ce qui était d’un bon pronostic.
. Guéniot a fait la même remarque chez trois de ses transfusés. Les observations X et XI, dues à son obligeance, rapportent deux de ces cas.
4° Les débiles qui ne s’alimentent pas ou présentent des troubles digestifs.
On constate chez ces enfants de la difficulté à sucer et à déglutir; d’autres présentent des phénomènés de gastro-entérite : vomissements et diarrhée.
Ce sont là indices de mauvais pronostic.
Ces enfants présentent, en outre, de la dénutrition progressive, de la déshydratation, une courbe de. poids descendante. L’aboutissant de cet état est l’athrepsie.
Il ne faut jamais tarder à poser l'indication de la transfusion en présence de ces cas. Les résultats en sont excellents.
La transfusion relève l’état général, augmente la vitalité, lutte contre l’anémie secondaire, la dénutrition et la déshydratation. C’est ainsi que E. Terrien signale que par de petites transfusions de sang (20 cc.) quotidiennes dans le sinus longitudinal supérieur, combinées à des injections sous-cutanées de 15 à 20 cc. de sérum artificiel, on a pu maintenir en vie, plus d’une semaine, des nourrissons qui auraient infailliblement succombé.
Grâce à la transfusion, ces enfants peuvent déglutir, l’alimentation à la cuillère est alors possible, et, au bout de quelques jours, ils peuvent prendre le sein.
La courbe de poids devient dès lors ascendante.
Guéniot a constaté ces heureux résultats chez plusieurs de ces débiles; un de ces résultats est rapporté dans l’observation XI. |
L'enfant qui ne s’alimentait absolument pas arrive à prendre, une semaine après la transfusion, 80 gr. au sein. L'observation XVII nous montre aussi un bon résultat.
- Personnellement, nous avons aussi constaté ces heureux effets de la transfusion. Ils sont notés dans les observations XIV, XVI et XVIII.
5° Les débiles issus de souche tuberculeuse.
Couvelaire, après Charrin, a insisté sur les troubles physiologiques que présentent les enfants issus de souche tuberculeuse.
Ils s’élèvent difficilement, accusent des troubles gastro-intestinaux, leur poids, le plus souvent déficient, reste stationnaire ou baisse progressivement. Ils