‹ La Transfusion du Sang chez le Nouveau-néChapitre 44 sur 48 · PL · texte numérisé non relu

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tance très grande contre l'infection qui la emporté.

J. Debray transfusa un nourrisson atteint de broncho-pneumonie. Il constata la disparition des signes d'intoxication, la chute de la température, l'augmentation progressive du poids et, par la suite, la guérison complète.

Dans tous ces cas, il y a avantage, comme le font Robertson, Brown, Simpson et Debray, à pratiquer une grande transfusion sanguine de 50 ec. après saignée préalable d’une même quantité. C’est la méthode de la transfusion-exanguination. L’exanguination préalable supprime une grande quantité de toxines et de corps microbiens. La transfusion rétablit la masse sanguine en apportant un sang neuf qui pro-. voque l’excitation des organes hématopoiétiques, lutte contre l’anémie secondaire et relève l’état général. Les globules injectés apportent aussi des hormones, des anticorps. Nous avons déjà insisté sur ce fait important que le sang transfusé apporte en grand nombre des leucocytes et surtout des polynucléaires qui font particulièrement défaut chez le nouveau-né infecté.

De plus, comme le dit Schottimiller, « tout sang d'homme sain possède des propriétés désinfectantes ».

L’exanguination se pratiquera par ponction du sinus longitudinal supérieur, suivant la technique que nous avons décrite pour la prise de sang préalable à : l'épreuve d’agglutination. Elle sera pratiquée très lentement, en surveillant attentivement le visage et le pouls de l’enfant. Dès que les signes d’anémie, de choc s’accentuent, il faut commencer la transfusion.

Si cela est nécessaire, on continuera l’exanguination tout en pratiquant la transfusion. On fera, par exemple, l’exanguination par ponction du sinus longitudinal supérieur au niveau du lambda et la transfusion sera pratiquée en même temps par un autre opérateur au niveau du bregma. On peut, d’ailleurs, inverser.

Personnellement, nous n’avons pas l’expérience de cette méthode de transfusion-exanguination.

Deux de nos observations (observations XXIV et XXV) ont trait à des nouveau-nés présentant de Pictère avec fièvre intense, un état général très mauvais nous ayant paru indiquer la transfusion.

Nous avons constaté, dans les deux cas, une chute rapide de la température, un relèvement immédiat de la courbe de poids, la disparition de l’ictère et l'amélioration de l’état général.

Dans le cas rapporté à l’observation XXV, il y eut une localisation de l'infection au niveau de la région sous-maxillaire. L’abcès donna, à l’incision, du pus à staphylocoques.

Les cas de ce genre rentrant dans le cadre des états infectieux du nouveau-né, nous pensons qu’il peut être indiqué de les traiter par la transfusion sanguine.

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