‹ La Transfusion du Sang chez le Nouveau-néChapitre 9 sur 48 · BIOLOGIE DU SANG CITRATÉ · texte numérisé non relu

BIOLOGIE DU SANG CITRATÉ

Elle a été remarquablement étudiée par Sabatini, Hédon et les auteurs qui utilisent le citrate de soude dans la transfusion : Lewisohn, Emile Weill et Jeanbrau.

Nous ne ferons qu’énumérer les propriétés du sang citraté.

Le sang citraté à la dose de 2 à 3 pour 1.000 reste indéfiniment liquide. C’est du sang stabilisé, mais non décalcifié. Aux doses employées dans la transfusion, il n’est, dans tous les cas, pas toxique. Il ne faut pas craindre que le citrate de soude rende le sang incoagulable chez le sujet transfusé. En effet, il n’abrège pas le temps de coagulation. Bien plus, on a montré que le citrate de soude, qui garde in vitro le sang liquide, est in vivo un hémostatique énergique. Il a été préconisé dans les hémorragies par voie intramusculaire par deux chirurgiens de New-York : Neuhof et Hirsfeld. M. Renaud et Juge l’emploient dans les mêmes cas à la dose optima de 6 grammes chez l’adulte par voie veineuse, malgré des légers phénomènes de choc, d’ailleurs passagers et non dangereux et qui, d’après ces auteurs, seraient même utiles.

Ainsi donc, il ne peut y avoir que des avantages à injecter du sang citraté à un hémorragique, le citrate de soude ne faisant que renforcer l’action hémostatique du sang transfusé.

Le citrate de soude ne modifie pas les propriétés physiques du sang qui garde une concentration moléculaire et une viscosité normales. Il n’altère pas les globules rouges, les globules blancs et les globulins qui ne sont que faiblement modifiés dans leur forme et qui conservent toute leur vitalité et leur aptitude fonctionnelle. I1 n’exerce sur ces éléments qu’une action conservatrice.

Il ne paraît pas altérer les produits de sécrétion

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