‹ La Transfusion Du Sang Citrate Chez Les Blessés De GuerreChapitre 38 sur 40 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. Les recherches effectuées, en 1918, par Charles Richet, Brodin et Saint-Girons ont, en tous points, confirmé les conclusions de Hayem, Hédon, David et Curtiss, sur l’efficacité héroïque de la transfusion du sang dans l’anémie post-hémorragique.

IT. « Aucun sérum artificiel, quelle que soit sa composition, ne permet d’obtenir la survie définitive après les hémorragies intenses ; seule la transfusion peut, dans les cas désespérés, sauver le blessé (Charles Richet). »

IIT. Au début de la guerre de 1914-1918, la transfusion artério-veineuse directe, par la canule d’Elsberg, ou indirecte avec les tubes paraffinés de Carrel-Tuffer, étaient les seules techniques employées en France.

L'une et l’autre ne pouvaient se vulgariser aux armées, en raison de leur complexité, de l’importance du sacrifice demandé au donneur à qui on disséquait l’artère radiale, de l’ignorance de la quantité de sang transfusé.

IV. Seule, la transfusion veino-veineuse pouvait devenir 2 « 0 e d’emploi courant dans les ambulances, à la condition d’em-

pêcher ou de retarder la coagulation du sang.

V. La techhique de M. Jeanbrau, conçue aux armées, dans l'ignorance où il était que la transfusion citratée avait été appliquée en Amérique, a permis de faire bénéficier des blessés de la transfusion.

VI. Les recherches expérimentales de M. Hédon avaient montré l’innocuité du citrate de soude pour le récepteur et l’absence d’altération du sang citraté.

Les transfusions effectuées par M. Jeanbrau et ses collaborateurs, dès mai 1917, ont prouvé leur efficacité dans l’anémie post-hémorragique.

VII. — Les résultats peuvent se chiffrer de la manière suivante : 67 p. 100 de survies et 40 p. 100 de survies suivies de guérison.

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