CARTE D'IDENTITÉ DE DONNEUR
No
Groupe 00
Date de l'inscription :
(Photo d'identité)
Nom :
Prénoms :
Profession :
Adresse :
Date et Lieu de Naissance :
La Présidente : Le Tilulaire :
Quantité Signature Date Date Hôpital de du des Analyses
et verso de la carte d'identité que le donneur doit présenter
sang donné Transfuseur | et OBSERVATIONS
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aucune rature
chaque fois qu'il est appelé.
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l'avons vu, peut compromettre le succès d’une transfusion. On ne saurait trop dire que l’état des veines du donneur ne doit jamais être une cause de préoccupation pour le transfuseur, ou, en d’autres termes, que les veines du donneur doivent toujours être particulièrement faciles à ponctionner.
Au moment même de la transfusion, le donneur doit pouvoir faire preuve d’une bonne présentation personnelle et de calme.
Il y a même des conditions que l’on peut appeler administratives et qui doivent interdire l'emploi d’un donneur : tel est le cas d’un donneur en cours d’examen, d’un donneur dont la carte ne porte pas le visa trimestriel. Le transfuseur ne doit pas accepter un tel donneur.
La valeur morale du donneur est évidemment une qualité importante.
En réalité, la valeur morale d’un donneur est toujours très difficile à évaluer : le milieu auquel il appartient est toujours un bon élément d’appréciation. Dans le même ordre d'idées, la façon dont il a été amené à devenir donneur est également importante à retenir. La surveillance des donneurs déjà employés est poursuivie au point de vue moral comme elle est poursuivie au point de vue physique. Le développement même de l’œuvre, l’augmentation du nombre des donneurs pourront amener, peut-être, à confier ce service à une enquétrice spécialisée, Assistance Sociale par exemple.
Du point de vue matériel, le donneur doit être facilement accessible, ou accepter de prendre périodiquement des gardes à la PERMANENCE; en tout cas, il doit se déplacer rapidement.
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Examen des candidats donneurs.
Cet examen est pratiqué surtout à l'Hôpital Saint- Antoine, dans un local dépendant de la consultation de médecine, le mardi de 15 à 18 heures, et le vendredi de 17 à 18 heures. Des prises de sang sont faites les mêmes jours à 15 heures, dans chaque hôpital, une fois par trimestre. Enfin, tous les matins, à l'Hôpital Broca, dans le service du Docteur TzANcCKk, ont lieu des examens complets, y compris les examens sanguins complémentaires. Le Docteur P.-E. Wire et le Professeur GossET font, ou font faire, également des examens complets dans leurs services respectifs.
Le chiffre total des examens pratiqués à Saint-Antoine, dans les hôpitaux et à l’infirmerie des Sapeurs- Pompiers, boulevard de Port-Royal, est de plusieurs milliers par an. Un interne et deux externes sont chargés de ce service.
Le sang prélevé au cours de l’examen est réparti en deux tubes : le premier tube permet de faire immédiatement une détermination du groupe sanguin du candidat donneur, puis est envoyé à l'Hôpital Broca, où une deuxième détermination du groupe sanguin est faite. Le deuxième tube est envoyé au Laboratoire de la Maternité de l'Hôpital Saint-Antoine, où une troisième détermination du groupe est faite. Ce deuxième tube fournit également le sérum nécessaire pour pratiquer une réaction de Bordet-Wassermann, une réaction de Fecht, une réaction de Meinicke (1). Il faut insister sur l'importance de ces examens multiples, qui permettent
(x) Les réactions de B.-W. sont pratiquées au laboratoire de la Maternité de l’hôpital Saint-Antoine et aussi au laboratoire spécial de Broca.
un contrôle réciproque. Dans la détermination des groupes sanguins, lemploi de sérums étalons différents et le contrôle mutuel ont permis d’éliminer les erreurs et de supprimer les « faux groupes » et les « épidémies de changement de groupe » qui relevaient de sérums étalons mal choisis ou précocement vieillis.
Dans certains cas intéressants, le Médecin Colonel Le Bourdelès, professeur agrégé au Val-de-Grâce, a bien voulu se charger de pratiquer la réaction de Henry pour éliminer le paludisme.
On pratique enfin des examens de surveillance des donneurs connus. Ces examens comprennent les mêmes examens cliniques et humoraux que ceux que subissent les candidats donneurs, et en particulier une nouvelle détermination du groupe. Au cours de cet examen de surveillance, les donneurs sont pesés; on recherche le taux de l’hémoglobine, on fait des numérations globulaires. La prise périodique du poids peut être le premier indice d’une déficience organique encore latente. Elle est donc faite très régulièrement. Tout résultat discordant ou suspect entraîne la reprise complète de l’examen du donneur.
L'examen des « donneurs accidentels ».
Cet examen est également organisé systématiquement pour les transfusions non urgentes et quand on trouve dans l’entourage du malade le ou les candidats donneurs offrant toutes les qualités physiques et morales requises. On procède vis-à-vis de ces candidats comme dans un cas banal. Nous avons vu que ces donneurs accidentels devenaient souvent des donneurs habituels.
(fe.
Utilisation des donneurs.
Un donneur sain donnera son sang :
d’une manière régulière s’il est du groupe IV;
d’une manière très intermittente s’il est des groupes IT ou IL.
L'organisation actuelle de la TRANSFUSION SANGUINE D'URGENCE ne permet pas encore, en effet, l’utilisation suffisante des sujets du groupe IT ou Ill, ceci dépendant en grande partie de l’éducation des transfuseurs et de leur connaissance des disponibilités de la Permanence en donneurs de ces groupes.
Quoi qu'il en soit, le donneur ne pourra donner son sang que S'il se soumet aux examens trimestriels de contrôle et de surveillance.
La quantité de sang donnée n’est soumise à aucune loi rigide : il est recommandé aux transfuseurs de ne pas prélever en une fois plus de 300 cc. de sang, mais ce chiffre est très au-dessous des possibilités physiologiques d’un sujet moyen, et l’urgence peut parfois imposer un prélèvement plus fort. Autant que possible, chaque donneur n’est appelé qu’une fois par mois, mais il y a des donneurs pléthoriques, ou simplement des donneurs très robustes qui peuvent facilement dépasser cette dose et ce rythme.
Un donneur peut toujours être suspendu ou radié simplement parce que sa santé ne lui permet plus de donner, où parce que son aspect est insuffisamment correct. S'il ne se soumet pas à la discipline générale des donneurs, il est radié ipso facto.
Tous les examens subis, tous les faits pathologiques de la vie du donneur sont consignés dans un fichier central qui en permet un contrôle immédiat.
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Peut-on envisager une modification fondamentale
dans le mode d’utilisation des donneurs ?
A l'heure actuelle, aucune éventualité de cette sorte ne parait possible. L'utilisation du sang animal est une conception très ancienne; la connaissance des groupes sanguins et des incompatibilités sanguines montre combien elle était hardie et suffit pour la situer à sa juste place. Que peut-on penser de l’utilisation du sang de cadavre ? Le livre de Judine a montré que, dans certaines conditions, cette utilisation était possible. Les observations qui y sont publiées comportent deux morts sur 35 Cas. Une telle proportion de décès, appliquée au nombre énorme des transfusions faites actuellement chaque mois à Paris, suffirait pratiquement à condamner le procédé, tout au moins à en limiter l’emploi aux cas où rien d'autre ne peut être tenté. Peut-on envisager à une date plus éloignée cette modification, qui nous paraît aujourd’hui impossible? En particulier, l'emploi du sang conservé et provenant de donneurs sélectionnés a-t-il un intérêt, est-il possible ? Un certain intérêt théorique est incontestable : des échantillons de ce sang conservé pourraient subir directement les épreuves diverses permettant d’en établir les qualités biologiques. Il semble que, par ce procédé, c’est le sang employé luimême qui subirait les épreuves de contrôle, et qu’ainsi une garantie plus grande serait donnée au receveur. En pratique, la conservation du sang vivant hors de l’organisme a été réalisée au laboratoire depuis longtemps. Mais cette conservation n’est obtenue que pour une courte durée et par le maintien du sang à une température très basse. Il ne peut être utilisé qu'après réchauffement. Ce réchauffement se fait lentement, et c’est là
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une difficulté considérable pour l’emploi de ce sang en cas d'urgence. Enfin, il s’agit nécessairement de sang stabilisé, et les arguments qui prévalent actuellement en faveur de l’emploi dn sang pur conservent toute leur
valeur.