CHAPITRE III
Observations qui démontrent d’une façon évidente V influence du suc testiculaire des mammifères, employé en injections sous-cutanées chez l’homme aux différents âges de la vie, soit pour prolonger le bon fonctionnement des organes de la génération, soit pour leur rendre la puissance diminuée ou perdue.
Le rôle prépondérant que jouent dans la vie de l’homme les fonctions de la génération donnent aux observations qui vont suivre un immense intérêt et une portée incalculable. Impuissant à' perpétuer sa race, l’homme devient un être inutile. Obligé de renoncer à l’amour, il n’a plus de place à prendre dans la constitution de la famille humaine, dont la base est l’union des sexes. Ne partageant ni les joies, ni les peines, ni les avantages, ni les charges du foyer, il en est forcément exilé. La vie misérable qu’il traîne péniblement n’inspire que la pitié.
OBSERVATION I
M. X..., de Mexico, âgé de trente-deux ans, a eu, presque sans intervalle, à l’âge de vingtquatre ans, une attaque de vomito negro et un rhumatisme articulaire grave. A la suite de ces deux grandes secousses, l’estomac est devenu paresseux, et l'on constate aujourd’hui une légère dilatation et une dyspepsie flatulente. Mais ce qui attriste surtout M. X..., c’est qu’il a perdu, depuis cette époque, toute faculté d’érection.
Venu à Paris au mois d’août dernier, il reçut les soins éclairés de notre éminent maître, M. le Dr Lancereaux, qui améliora beaucoup l’état de l’estomac, mais échoua complètement dans le traitement de l’impuissance.
M. X... était accompagné dans son voyage par son compatriote, le Dr de la Fuente. Celuici conduisit son ami chez le professeur Brown- Séquard, afin de prendre l’avis du maître sur l’efficacité de la méthode des injections de liquide testiculaire dans ce cas particulier.
Brown-Séquard ne jugea pas le cas favorable et prévint médecin et malade que les chances d’insuccès étaient aussi grandes, au moins, que les chances de succès. Néanmoins, il leur dit qu’ils pouvaient, sans crainte, essayer sa méthode et me les envoya.
Du 1er au 14 octobre, je fis sept séances de deux injections, pratiquées à une demi-heure d’intervalle les unes des autres.
Après la quatrième séance, le succès fut complet, et M. X... fut tourmenté toute la nuit par
un véritable priaprisme. Le même phénomène se renouvela après la sixième séance.
J’ajouterai que M. X..., pour ne conserver aucun doute sur l’efficacité de la méthode, avait mis à profit les heureuses dispositions qui avaient suivi son application.
M. X... est retourné à Mexico par le bateau du 15 octobre, plein de confiance dans le succès définitif, et depuis a repris l’usage de l’orchitine. Les nouvelles que nous avons reçues nous permettent de dire que les résultats obtenus se sont maintenus et développés heureusement.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”) OBSERVATION IL
M. B..., vingt-six ans, lithographe, a fait deux années de service militaire au Tonkin. Rapatrié depuis deux ans, pour cause de maladie, il a conservé une diarrhée sanguinolente que n’ont pu enrayer ni le régime, ni les médicaments. Depuis plus d’une année, les organes de la génération se sont atrophiés dans de notables proportions et sont réduits à l’état d’impuissance absolue. Au contact d’une jeune fille, pour laquelle il éprouvait avant son départ pour le Tonkin une véritable passion, M. B... ne ressent pas le moindre désir. Ce malheureux jeune homme en est arrivé à un état tel de faiblesse et d’hypocondrie qu’il a pris en dégoût l’existence et que, plusieurs fois déjà, il a tenté de mettre
à exécution les idées de suicide qui le hantent constamment.
Le 16 février 1891, je commençai le traitement à raison de trois injections d’orchitine, tous les deux jours. Le 2 avril, après quarante-cinq jours d’application de la méthode et vingt-trois séances de trois injections, M. B... était débarrassé de sa diarrhée; l’appétit et le sommeil étaient excellents, les forces et l’embonpoint revenaient à vue d’œil. Les fonctions génésiques, bénéficiant aussi de cette régénération générale avaient reconquis toute leur énergie. La gaieté avait remplacé l’hypocondrie et les idées de suicide. M. B..., redevenu un homme, grâce aux injections d’orchitine, n’était plus indifférent au contact de sa fiancée, qu’il épousait le 20 juin dernier. Courageux au travail, bien portant, ce jeune homme qui voulait mourir, il y a quatre mois, réclame aujourd’hui sa place au soleil et sa part de jouissance.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION III
M. X..., trente-huit ans, a beaucoup abusé de l’onanisme jusqu’à vingt-deux ans. Paresseux, sans la moindre énergie, il est d’un caractère faible et morose. Quoique fort en apparence, il ne résiste pas à la fatigue. Marié à vingtquatre ans à une femme dont il était très épris, il se livra sans retenue aux plaisirs vénériens pendant la première année de son ménage. Pour-
tant à ce moment déjà les érections étaient molles, incomplètes et fugitives. La marche vers l’impuissance fut rapide, et les excitants de toute nature auxquels M. X... avait recours intus et extra ne firent qu’accélérer la chute. Dès l’âge de trente ans, le coït était devenu impossible. Malgré cet état lamentable, les désirs avaient persisté, et M. X... constatait quelquefois au réveil une velléité d’érection, qui disparaissait du reste aussitôt.
M. X... vint me consulter le 3 mars 1891 et, dès le lendemain, je pratiquai deux injections d’un centimètre cube de suc testiculaire. La nervosité du malade m’obligea à ne faire qu’une séance de deux injections seulement tous les cinq jours. Malgré le peu d’intensité du traitement, les bons effets commencèrent à se faire sentir dès la cinquième séance; au bout de soixante jours de médication et de douze séances, le succès était complet. Depuis le mois de mai, M. X... est dans un état très satisfaisant, et pourtant il n’a eu que deux fois, depuis cette époque, recours à la précieuse liqueur.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION IV
M. L..., soixante ans, très robuste, aucune lésion organique, n’a, jusqu’à présent, senti les atteintes de la sénilité que par une diminution très marquée, depuis deux ans, de sa puissance génésique, qui s’en va rapidement. Les érec-
tions rares: une fois à peine, toutes les cinq à six semaines, sont devenues de plus en plus incomplètes. Dix séances de deux injections d’un centimètre cube de suc par semaine ont suffi pour rendre à M. L... toute la virilité qu’il possédait il y a douze ans. Depuis six mois, M. L..., qui tient à rester homme le plus longtemps possible et à conserver ce qu’il a regagné, fait une séance de deux injections tous les vingt jours.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION V
M. V..., ancien officier de marine, encore très vigoureux, quoique rhumatisant, porte gaillardement ses soixante-onze ans, et ne se plaint, gaiement du reste, que du peu d’exigence de ses organes génitaux. Une petite tempête de temps en temps au milieu de ce calme par trop plat contribuerait beaucoup, dit-il, à diminuer la monotonie des derniers jours de la traversée. C’est donc la tempête que l’amiral V... vient demander aux injections séquardiennes. Douze injections, d’un centimètre cube d’orchitine, pratiquées en quinze jours, ont suffi pour rétablir les fonctions génitales. Depuis le mois d’avril, M. l’amiral V... a déjà essuyé, sans sombrer, plusieurs tempêtes, et il espère que le temps des orages n’est pas encore fini.
Dr Goizet.
OBSERVATION VI
Mr P. G..., 61 ans, d’une très robuste constitution, est, depuis 3 ans, frappé d’une impuissance générale absolue. A plusieurs reprises, il a essayé, pendant deux mois consécutifs, des sucs testiculaires provenant de laboratoires divers. Malgré les résultats, à peu près
négatifs, obtenus, [Mr P. G... ne perdit pas courage. Le 12 mai 1893, après la lecture
d’un article sur mon mode spécial de préparation des sucs organiques, il se mit en rapport avec moi et je lui fis une première expédition de cinquante ampoules d’un centimètre cube. Deux jours après, il se mettait en traitement et, le 10 juillet, je recevais la lettre suivante: —
“ Marseille, le 10 juillet 1893.
• “ Mon cher docteur,
“ Ainsi que je vous l’avais promis, je vous “ adresse les résultats obtenus dans une expéri- “ mentation de sept semaines. J’ai pratiqué deux “ séances d’injections chaque semaine à raison de “ deux injections d’un centimètre cube par séance, “ soit actuellement trente-deux injections. Les “ injections ont été moins douloureuses que toutes “ celles faites antérieurement, et le plus grand “ nombre ne l’a pas été du tout. Il ne s’est pro- “ duit ni rougeur ni induration.
“ Quant au résultat, il est aussi satisfaisant “que possible: je suis actuellement dans l’état “ où j’étais entre 30 et 40 ans. Les érections “ spontanées commencent tous les matins vers “ trois heures, la turgescence est complète. Il “ se produit dans la journée, surtout si je reste “ quelques jours sans satisfaire mes désirs, un
“ léger prurit aux testicules et une sensation de “ plénitude. Enfin, je sens vivre l’organe.
“ J’ai remarqué que la production du sperme “ était abondante et la puissance d’éjaculation “ très grande. Etudié au microscope le sperme “ a fourni une proportion de spermatozoïdes aussi “ considérable qu’entre 30 et 40 ans.
“ Pendant dix jours consécutifs, avec une tem- “ pérature du mois de juillet, en Provence, j’ai “ pu avoir des rapports quotidiens. Je ne ressens “ de cette expérience aucune fatigue, ni intel- “ lectuelle, ni physique; mes jambes me portent “ avec la même élasticité, la même rapidité et “ je n’éprouve pas plus le besoin de m’asseoir “ qu’en temps ordinaire.
“ Tels sont, mon cher docteur, les résultats que “ je tenais à vous signaler, en vous priant de “ recevoir avec mes bien sincères remerciements “ mes meilleurs sentiments, etc., P. G...”
Dois-je continuer?
“ Marseille, 22 septembre 1893.
“ Mon cher docteur,
“ Merci de votre envoi. Je commencerai demain “ le traitement de ma neurasthénique et vous “ tiendrai au courant des résultats. En ce qui “ me concerne, à l’impuissance absolue établie “ depuis plus de trois ans, a succédé le fonc- “ tionnement normal de mes organes sous 1 in- “ fluence de quatre ampoules par semaine. C’est un “ fait aujourd’hui parfaitement établi pour moi. “ J’ajouterai que ma force physique, mon activité “ sont notablement augmentées et que l’aspect “ de ma physionomie a pris un regain de jeunesse “ constaté non pas seulement par moi mais par “ceux qui m’entourent. La peau a pris de la “ fraîcheur, le bedounement a diminué.
“ A bientôt, mon cher docteur, et croyez-moi “ votre dévoué. P- G...
“ Marseille, 30 août 94.
“ Mon cher docteur,
“ Encore un succès à enregistrer avec le Capitaine de S... Les résultats que j’obtiens avec 4‘ vos préparations sont vraiment merveilleux. Ci- “ joint l’observation de ce nouveau cas de neuras- “ thénie. Pour moi, voici où j’en suis arrivé : “ deux séances de trois injections chacune avec “ un jour d’intervalle entre elles, ravivent mes “ fonctions génitales pour une dizaine de jours, “ et l’accomplissement de l’acte génésique même “ quotidien ne me cause aucune fatigue ainsi “ que je vous l’ai déjà dit
“ Plus mes expériences se multiplient, plus ma “ conviction s’affermit que les sucs organiques, “ tels que vous les préparez, sont les seuls sur “ l’efficacité desquels il soit véritablement permis “ de compter.
“ Recevez, mon cher docteur, mes cordiales “ salutations. P. G...”
Si les faits qui précèdent sont de nature à prouver l’action puissante du suc testiculaire sur les organes affaiblis de la génération, ils pourraient aussi induire en erreur nos lecteurs en leur faisant croire que les succès sont constants et que la précieuse découverte de Brown - Séquard est un spécifique infaillible, capable de remédier, à tous les cas de sénilité des fonctions génésiques. Il est de mon devoir de prémunir les malades contre cet excès de confiance capable d’amener de cruelles désillusions. En thérapeutique, la règle a ses exceptions aussi bien quand il s’agit de l’orchitine que lorsqu’il s’agit de tout
autre agent tonique. Dans le cas qui nous occupe, les exceptions sont rares heureusement, mais elles n’en existent pas moins et sont presque impossibles à prévoir avant l’expérience. J’ai souvent réussi là où je croyais échouer, et j’ai quelquefois échoué quand tout me faisait espérer la réussite. Je ne vais pas jusqu’à dire que les exceptions confirment la règle, mais elles n'empêchent pas celle-ci d’exister. Je puis en outre affirmer, avec la certitude d’être dans la vérité, que l’action du vaccin séquardien sur la conservation, la prolongation ou le rétablissement de la virilité est réelle et efficace, et je proclame hautement les bienfaits que cet agent revivificateur, à peine né, a déjà rendus à l’humanité.
OBSERVATION I
Anémie.
Action des injections d’ oy chitine chez les anémiques
Mlle T..., seize ans, petite, d’un développement difficile, souffre beaucoup dans les régions lombaire et abdominale, lorsqu’arrive la première semaine de chaque mois, et cela depuis une année seulement. En même temps, les seins se gonflent, durcissent, le caractère devient
plus irritable. Tout fait supposer l’apparition prochaine de la menstruation. Pourtant les symptômes durent depuis un an, et les règles ne se sont pas établies. Cet état persiste et s’aggrave, malgré l’emploi de la médication ordinaire: fer, arsenic, exercice au grand air,
hydrothérapie, bains de mer, frictions aromatiques, bains de jambes, infusions chaudes, légèrement excitantes à l’approche de l’époque présumée et pendant cette époque. Peu à peu, la peau se décolore, les veines superficielles sont petites et vides, les lèvres et les ongles sont pâles. Mlle T... ne peut marcher un peu vite et encore moins courir ou monter, sans essoufflement, sans palpitations violentes. La migraine avec vomissements, les névralgies susorbitaires, les douleurs intercostales se succèdent et se remplacent sans interruption. L’appétit est nul ou dépravé, la digestion douloureuse et laborieuse, la constipation presque invincible. L’auscultation du cœur dénote un bruit de souffle aortique au premier temps, bruit qui se prolonge dans les vaisseaux du cou.
Quand je fus appelé à donner mes soins à Mlle T..., au mois de novembre 1890, l’anémie avait fait de tels progrès que la malheureuse jeune fille languissante et faible pouvait à peine marcher pendant quelques minutes. Les études et même la lecture avaient dû être suspendues. Le sommeil était lourd, pénible ou troublé par des hallucinations. La malade, triste, mélancolique, ne prenait part à aucune des distractions de son âge. Les urines étaient décolorées, les
membres inférieurs enflés le soir, les yeux et le visage bouffis.
Les progrès de l’anémie avaient suivi une marche si rapide que l’état devenait réellement alarmant. Je suspendis toute médication intérieure et, le 10 novembre, je pratiquai, dans la région fessière, une première injection souscutanée d’un centimètre cube d’orchitine. Cette première séance ayant été très bien supportée et la malade ayant passé une nuit relativement calme, je recommençai le lendemain 11 et ainsi de suite, tous les jours, pendant une semaine. A la huitième séance, Mlle T... était plus gaie, avait un peu d’appétit, digérait mieux, dormait plus paisiblement et pouvait marcher pendant un quart d’heure environ, sans trop de fatigue. A partir du 20 février, je fis deux séances d’injections chaque semaine pendant quinze jours. L’amélioration était manifeste; la malade, qui mangeait, digérait et dormait fort bien, se prétendait guérie. Je ne fis plus qu’une seule séance par semaine. Le 25 décembre, au matin, la menstruation s’était établie sans effort et sans douleur. Mlle T... se trouvait dans un état si satisfaisant que je suspendis les injections. Il a été inutile de les reprendre depuis. Le traitement avait duré six semaines. Du 24 janvier au 18 juillet 1891, sept menstruations se sont accomplies de la façon la plus normale et sans autres souffrances que les malaises habituels, à cette époque, chez les jeunes filles bien portantes. Le développement physique et intellectuel reprit avec la santé un cours rapide, et Mlle T..., qui vient d’avoir ses dix-sept ans, est devenue, en moins
d'un an, une belle et forte femme, parfaitement apte au mariage.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION II
M. le Dr X..., quarante-deux ans, chirurgien de la marine, a fait un long voyage au Congo, au cours duquel il a contracté les fièvres intermittentes pernicieuses et une dysenterie grave. Rapatrié depuis 18 mois, les forces ne revenant pas malgré un régime bien approprié, une médication tonique bien indiquée et plusieurs cures climatériques, M. le Dr X... a suivi, sous ma direction, du 17 février au 22 mars, un traitement de douze séances de deux injections d’un centimètre cube d’orchitine. Dès la cinquième injection, M. le Dr X... allait mieux; à la douzième, le rétablissement des forces était complet; le 3 mai, il reprenait la mer en parfaite santé, ayant engraissé de 9 kilogrammes.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION III
M. C..., dix-huit ans, préparant ses examens à l’Ecole polytechnique, est pris, au mois d’octobre 1890, par une fièvre typhoïde grave qui ne se termine qu’en novembre et dont la convalescence se prolongeait indéfiniment avec
un dérangement d’entrailles continuel. L’amaigrissement était effrayant, la faiblesse extrême, aucun travail intellectuel n’était plus possible. Six semaines de séjour à Cannes n’avaient amené aucune amélioration. Les parents de M. C... me l’envoyèrent le 7 février 1891, et je commençai le traitement le jour même par deux injections d’un centimètre cube d’orchitine. Je continue le traitement à la même dose à raison d’une séance tous les deux jours. Le 17, c’est-à-dire dix jours plus tard, la diarrhée était arrêtée; le 2 mars, M. C... était guéri et pouvait reprendre ses études; son poids avait augmenté de 5 kilogrammes en vingt-cinq jours. Aujourd’hui personne ne pourrait reconnaître le pauvre mourant du mois de février. M. C.... a reçu vingt-huit injections d’un centimètre cube en quatorze •séances.
Dr Goizet.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
OBSERVATION IV
M. H. S..., trente-quatre ans, directeur d’un grand journal politique quotidien de Paris, a été, depuis quelques mois, très affecté par trois hématémèses évaluées à plus d’un litre de sang pour chacune d’elles. Ces hémorragies attribuées, par plusieurs de nos célébrités médicales les plus compétentes et par moi-même, à des causes diverses, avaient laissé M. H. S... dans un état de faiblesse générale, qu’un séjour de deux mois à Arcachon n’avait pas amélioré. La
lettre que m’écrivait le docteur Bourdier, qui avait soigné M. H. S... pendant sa villégiature, n’était rien moins que rassurante et constatait que l’état de faiblesse du malade n’avait subi aucune modification heureuse.
Dans la semaine qui suivit le retour à Paris, une hémorragie nouvelle eut lieu avec évacuation abondante de sang par l’intestin. Mais la nature du malaise éprouvé indiquait d’une façon certaine que l’estomac était, cette fois encore, le siège de l’écoulement sanguin. Ce fut du reste l’avis de M. le docteur Duguet, qui vit le malade avec moi, à quelques jours de là. M. PI. S... était d’une faiblesse extrême et tolérait mal les médicaments ordonnés. Après une dizaine de jours de régime lacté et de repos au lit, je supprimai tout le traitement prescrit, voyant que celui-ci ne parvenait pas à relever les forces. Je commençai alors le 8 juin les injections d’orchitine à raison d’une injection d’un centimètre cube d’orchitine tous les deux jours. Au bout de quelques injections, M. H. S... se sentit mieux, et les forces revinrent promptement. A la fin de juillet, mon malade est aussi bien qu’il n’a jamais été; il est plein de courage et d’énergie morale, mange, digère et dort dans la perfection. Le poids du corps a augmenté de 12 kilogrammes. Des vertiges existant depuis plusieurs années ont disparu. J’arrête le traitement, M. H. S... devant partir en voyage pour un mois.
Dr Goizkt.
(Extrait de mon livre “ Force et Santé.”)
Les quatre observations qui précèdent sont choisies parmi beaucoup d’autres. Elles suffiront à établir, dans l’esprit de nos lecteurs comme dans le nôtre, que l’orchitine, employée sous forme d’injections, est un tonique merveilleux par la puissance de son action et la rapidité de ses effets. Je ne connais aucune puissance capable de rivaliser avec elle dans le traitement de l’anémie.
Dans les quatre cas que je viens de citer, la vertu dynamogénique du nouvel agent thérapeutique ne peut être mise en doute, puisque, avant d’en commencer l’emploi, j’avais eu le soin de supprimer depuis plusieurs jours toute autre médication. Ce n’est, du reste, qu’après l’échec de ces médications diverses que j’avais eu recours à son usage.
Depuis deux ans, je me trouve très bien de l’action simultanée des préparations ferrugineuses et des injections d’orchitine. Ces deux agents combinés amènent habituellement un résultat plus prompt.