‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 11 sur 83 · II. — La règiementation de la transhumance · texte numérisé non relu

II. — La règiementation de la transhumance

Enfin il est une dernière preuve de l'existence d’une transhumance d'été dans les Pyrénées, et ce n'est pas la moins forte elle était prévue et règlementée par les communautés, intéressées à en limiter les effets. La première préoccupation des administrations montagnardes est de défendre le pâturage, patrimoine commun de tous les « voisins », contre toutes les entreprises qui pourraient l’amoindrir. Les règlements ne se contentent pas d'interdire l'accès des montagnes au bétail des communautés limitrophes, de fixer le mode d'exploitation qui assurera le bon entretien du pâturage, la mise en défens de certains quartiers (bédat), les dates d’entrée (assoode) et de sortie du bétail sur les hërbages ”, etc, ils s'efforcent de protéger les usagers contre la tentation qu'ils pourraient avoir d'accroître leurs profits, aux dépens de l'intérêt général, en introduisant dans la montagne, avec leur propre bétail, des animaux étrangers venus des communes voisines, ou, de plus loin, de la plaine. Contre cet abus qui, d'une façon permanente, menace de surcharge et de dégradation le pâturage commun, les règlements multiplient les précautions. Un très grand nombre de dispositions qui semblent concerner le bétail indigène visent en réalité le bétail étranger. Ces précautions, que l’on retrouve dans tous les anciens règlements pastoraux, sont les suivantes

1° La plus simple et la plus efficace consiste à réserver à la communauté elle-même le droit d'introduire les animaux transhu-

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