‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 14 sur 83 · J. Lacoste, 37, p. 78. À · texte numérisé non relu

J. Lacoste, 37, p. 78. À

28. Il est à remarquer qu'elle était fréquemment appliquée dans les pays de plaine, notamment dans les Landes de Gascogne. Cf. Arbos, p. 81.

commun, nul n'ayant plus que lui intérêt à éviter la surcharge et à maintenir le pâturage en bon état.

Ainsi le souci d'assurer la conservation des pâturages d'été, propriété collective des communautés, était si vif qu'il poussait les administrations des jurades à adopter des mesures contraires au principe de l'égalité des droits de jouissance entre tous les usagers. L’égoïsme des favorisés de la fortune y trouvait naturellement son compte. Toutefois le sentiment qu'il y avait là une mesure dont pouvaient souffrir les moins fortunés semble n’avoir pas été étranger aux rédacteurs des règlements pastoraux et leur avoir inspiré certaines mesures de réparation. C’est ainsi que la Coutume de Laruns autorise les habitants peu fortunés de la commune à introduire du bétail de gazaille et leur réserve ce droit à l’exclusion des autres usagers *.

La multiplicité des mesures prises pour limiter ou pour empécher l'introduction du bétail étranger prouve surabondamment que les communes étaient d’une façon permanente sollicitées d'admettre sur leurs pâturages des troupeaux venus du dehors. Ces mesures visaient le bétail de la plaine bien plus que celui des communes montagnardes. Le témoignage des anciens règlements de parcours vient ainsi s'ajouter aux preuves plus directes que nous avons précédemment données pour établir la permanence et l’activité de la transhumance ascendante dans le passé pyrénéen. Nous pouvons maintenant dire sous quelles formes on la pratiquait et rechercher quelle était son importance.

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