‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 17 sur 83 · For général, rubr · texte numérisé non relu

For général, rubr

32, Coutumier de Laruns, rubr. 6.

rons des juments avec leurs poulains, des vaches et des veaux *. Des actes notariés, à Campan, à Juncalas (Lavedan), à Argelès,

à Beaucens, nous ont couservé d’autres contrats du même type,

conclus entre 1652 et 1746 *. Le contrat de gazaille semble avoir

été fort en faveur sous le régime de l’ancienne économie pastorale, Il représentait un moyen avantageux de faire valoir l'argent que l’on avait, à une époque où les placements étaient peu nombreux et pas toujours sûrs.

Le bétail de gazaille n’était pas le seul bétail étranger que les particuliers pouvaient admettre sur les montagnes. Ils en introduisaient d'autre, par groupes plus nombreux. Des usagers s’entendaient avec des propriétaires d'animaux de la plaine qui leur con: fiaient du bétail, moyennant une certaine somme, et ils le conduisaient, comme les animaux de gazaille, sur les pâturages, avec leur propre bétail. La commune exigeait d'ordinaire une déclaration. On a vu que le Coutumier de Laruns frappait d’une amende de dix écus tout habitant qui avait introduit du bétail étranger avec le sien propre sans l’autorisation des jurats. Dans la vallée d’Aure, l'introduction du bétail étranger par les habitants était autorisée sous le nom de commande (comane, coumane). La commune intéressée exigeait une déclaration deux ou trois jours après l’entrée du bétail et percevait une taxe particulière ®. Elle infligeait une amende à celui qui ne déclarait pas. On verra plus loin que la commande est aujourd’hui pratiquée en Aure comme elle l’était dans le passé. Il est possible qu'elle ait été autrefois plus répandue dans les vallées pvrénéennes, car elle est mentionnée dans

les Fors de Béarn. Il est vrai qu’elle semble s’y confondre avec la gazaille *.

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