Voir ci-dessus, p
LE PRÉSENT g5
est usager une redevance spéciale, généralement très faible, et il reçoit du propriétaire une somme plus élevée. La différence entre les deux constitue le bénéfice de l'opération. Par ce moyen, l’usager exploite la gratuité ou la quasi-gratuité dont il jouit sur les montagnes de la commune ou du syndicat de communes dont il fait partie.
La commande n’est actuellement en pratique que dans la vallée d’Aure. Dans les autres vallées, on n’en connaît pas le nom, mais il en subsiste des traces qui semblent bien prouver qu’elle a été, dans le passé, plus répandue. Quelques communes de la vallée d'Azun, et de même le syndicat de Saint-Savin autorisent les habitants à introduire sur les montagnes un nombre variable (mais fixé par les règlements de pacage) d'animaux étrangers, en même temps que leur propre bétail. Ils bénéficient de la différence entre la « bacade » qu'ils paient à la commune (dans le cas où cette taxe existe, et l’on sait qu'elle n’est pas perçue partout) et le montant de ce qu'ils perçoivent eux-mêmes, soit en argent, soit en nature (généralement le lait des brebis), sur les animaux introduits sur le communal. Le même régime semble bien avoir fonctionné, il n’y a pas très longtemps, en Barèges. Il est aujourd’hui proscrit comme susceptible de favoriser la fraude et de surcharger les pacages *.