‹ La Transhumance pyrénéenne et la circulation des troupeaux dans les plaines de GascogneChapitre 26 sur 83 · II. — La provenance et la répartition des transhumants · texte numérisé non relu

II. — La provenance et la répartition des transhumants

1° - Les vallées béarnaises.

La vallée de Barétous, la plus occidentale et la moins haute des vallées béarnaises, a des pâturages de printemps et d'automne en abondance. Ses pâturages d'été, situés sur les versants au Nord- Ouest du pic d’Anie (2.504 mètres) et du pic d'Arlas (2.062 mètres) sont assez élevés (entre 1.400 et 1.800 mètres), mais ils sont médiocrement étendus, car les hauts de Barétous se trouvent étroitement resserrés entre le territoire des communes aspoises les plus voisines et celui de Sainte-Engrâce, qui est en Soule, c'est-à-dire en pays basque. C’est pourquoi un certain nombre de propriétaires envoient leurs troupeaux pacager en été sur les montagnes d'Aspe et d'Ossau. C'est aussi pourquoi les troupeaux de Barétous ont souvent empiété sur le territoire espagnol. ainsi qu'en témoigne le droit d'usage qu'ils continuent à exercer sur la montagne d'Arlas, en territoire navarrais *. On comprend, dans ces conditions, que la vallée de Barétous n'ait aucun pâturage à mettre en location. Cependant, elle reçoit chaque année un certain nombre d'animaux venus de la Soule, Ce sont des brebis basquaises que l'usager introduit ordinairement avec son propre bétail et dont il garde le lait en paiement, opération fort lucrative car elle lui permet d'accroître sa production fromagère. Les communes ne perçoivent rien, ou pas grand chose. Les règlements pastoraux, en pays de Barétous, semblent être appliqués de façon passablement négligeante.

4. En vertu des deux traités du 2 décembre 1856 et du 28 décembre 1858 qui ont conservé et consacré les dispositions essentielles du vieux traité de 1375 conclu entre les deux vallées de Barétous et de Roncal. C’est sans doute à titre de locataires de ce territoire, que les montagnards de Barétous remettent chaque année le 12 juillet, à leurs voisins le fameux tribut des trois génisses, Voir H. Cavaillès, 18, Le Blant, 43.

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