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| 1) autres prétendent que Manyéma se traduit par pavs des forêts, dans un des idiomes locaux (1). Mais, d’après mes renseignements, cette acception
n'est connue d'aucun indigène. <
a région est d’ailleurs peuplée par plusieurs ces bien distinctes : au nord, à hauteur de la pointe du lac, en pleine forêts et sur les bords du Congo, les Bassongolas ; sur la lisière orientale, les
uarésas : plus au sud, les Ouazimbas, les Ouatou … / | < , d ÿ « =. 1 les Quahorohoros, les Ouabemb ans l'Ouroua), au centre,
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(ceux qui Mm avalent menEe C
les Baboudjouis, les Bangos-Bangos; à l'intérieur et sur la rive vauche, les Bakoussous, les Batétélas : au sud, les Ouarouas ou Baloubas, que nous conaissons déja, et Dai le territoire commence sur les TV S de la OU Kou SA, où finit le Manyéma. Enfin, AV à et là, toujours dans les forêts, les Tinguis-Tinguis ou Pygmées, à l'existence desquels bien des gens né croient pas et qui sont pourtant assez nombreux
Entre le lac Tanganyika et le Louapoula ou
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ment . kilomètres par-la route que Jai suivie. La forêt ne commence que vers la deuxième moitié du
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dans le nord de Kabambaré et de Lambo. Elle
s'éloigne ensuite vers le nord et va rejoindre le
(1) C’est, en effet, au milieu du Manyéma que commence la grande forêt équatoriale qui longe le Congo et ne se
mine qu'à Bangala, à deux mille kilomètres en aval.
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de Nyangoué.
Sur la durée de mon voyage, qui a été de quarante-
fleuve à 30 ou 40 kilomètres au nord
: … “ . 4 — … ] n ] n ” . » . 5 deux Jours, nous avons passé plus de deux semaines al 107 À le la Il N119011 1H e ° rOx/aoer lune : CorSt au norq GE 14 L'OUSOUMDA a VOVag er Gans !a IoOret ou sur la at
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Je ne crois pas quil existe de pays ou l'ethnogra- 1 + 1? 11 x e Qu : "E pi. qe .
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RSS A Un LÉ de nes c ne Care Sn de Es Qi PAU ETEASS Le variées ec aussi peu connues, maigre COUL; QUE le
l 5 Manyéma. Il y avait du danger pour un Européen a Saventurer chez ces gens, et il y en a encore incontestablement, comme l’ont prouvé de récents massacres; mais 1ls n’en inspirent que plus de curio-
sité au voyageur avide d
étudier les peuples pri-
mitifs. Comme on l’a vu, la situation, au moment de
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mon passage, était encore compliqt volte. Je crois utile d'en rappeler sommairement les causes.
Au moment des voyages de Stanley et de Cameron dans le Manyéma, les Arabes de Zanzibar y étaient implantés et y jouissaient d’une influence considérable. Mtova, Kabambaré, Nyangoué et les points intermédiaires étaient de gros centres de traite : de véritables villes arabes Sy étaient élevées. Placés au beau milieu de populations sauvages et guerrières, les Arabes favorisaient les mauvais ins-
tincts des indigènes, et 1ls en profitaient pou
échanger des étoffes ou d’autres marchandises venues de Zanzibar contre des prisonniers de guerre ou de livoire. Lorsque les Belges arrivèrent au
Manyéma, en 1885, et qu ils voulurent prendre possession effective du territoire, ils eurent à lutter
contre les Arabes ligués avec les indigènes; il sensuivit une longue guerre que l'on nomma la «campagne arabe». Secondé par des hommes de la trempe du commandant Lothaire (1), de Ponthier, de Tolback, de Van Kerkoven et d'autres vaillants Africains, le baron Dhanis, vice-gouverneur de l'Etat indépendant du Congo, homme d'une énergie et d’une ténacité rares, arriva enfin au succès; mais ce ne fut pas sans des pertes énormes, sans que de nombreux combats eussent été livrés, où plus d'un parmi ses courageux auxiliaires a laissé la vie. Cette campagne coûta cher aux Belges.
La pacification une fois faite, il se produisit dans le parti arabe une scission nette : ceux qui nacceptaient pas la domination belge partirent définitivement, s’en retournant à Zanzibar ; ceux qui firent leur soumission devinrent les plus précieux auxiliaires de l'Etat indépendant du Congo. Avec leur aide, celui-ci pacifña les indigènes, et, la tranquilité une fois revenue dans le Manyéma, il songea à d’autres conquêtes.
Jusqu'alors, il avait fait usage, en les encadrant d'Européens, de milices provenant du bas Congo ou de la côte occidentale. Après la pacification du Manyéma, on recruta des gens du pays même et on en fit des soldats de la «force publique». Cette transition était peut-être un peu brusque pour des
‘(1) On se souvient de l'incident diplomatique soulevé par les Anglais lorsque le commandant Lothaire fit arrêter et pendre le bandit Stokes. Au fond, les Anglais en étaient enchantés. Tout Africain impartial ne peut
que féliciter le commandant Lothaire d’avoir débarrassé
le pays de cette canaïille.
t s - El gp 4 LE TI Le bUÜ ZAMBÈZE AU CONGO FRANÇAIS 197 ROBE RS « ; | |: | il 10 4 sauvages et la suite prouva aux Belges qu'elle RU | n'était ni sage ni raisonnée. Prendre dans sa case MUR
un anthropophage, un barbare, le revêtir d’un uni- AE forme, lui donner un fusil et vouloir le transformer LUE | du jour au lendemain en un défenseur du droit, en EE 4 à un représentant de la loi, en un soldat obéissant qi En auquel on paye un salaire, c'est au moins téméraire; il est à craindre que le naturel ne reprenne le des- | sus, que l'instinct, endormi en apparence, ne se | manifeste, surtout si l’'indigène est en nombre. RE Si, de plus, vous aigrissez votre nouveau soldat AU par de mauvais traitements, accidentels ou voulus; si vous comblez la mesure en obligeant cet homme AA IRAN à des privations que ni le patriotisme n1 la raison | ne lui fait comprendre, vous vous exposez à le voir se révolter, jeter son fusil aux... orties et reprendre son existence sauvage. Quel cas fera-t-1l | alors de votre vie, du respect que vous voulez lui | inspirer, de l'influence que vous croyez avoir prise AN sur lui, l'anthropophage et sanguinaire habitant du ae Congo, habitué à tuer et à manger ses semblables comme des animaux de boucherie? Aucun assurément. Et voilà bien quelle fut la cause de la révolte If des soldats du baron Dhanis. is En 1806, une importante expédition belge se dirigeait pour la première fois vers la haute Ouellé. Elle se composait en majeure partie de milices engagées chez les très anthropophages Bakoussous,
Batétélas, Monguélimas et Likouangoulas (1). TT Si le baron Dhanis avec sa grande expérience des ‘HN : | Rise
(1) Les Monguélimas et Likouangoulas étaient les fé- | A roces opposants de Stanley lors de son passage à l’embou- | | 1 4 chure de l’Arouimi. 1 | CAT
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SOUÂATORIALE