‹ La traversée de l'AfriqueChapitre 62 sur 106 · COI · texte numérisé non relu

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de drame plus émouvant que ce sieurs semaines, sans vivres, sans vêtements, où Ac ju all Sd L ee ent de Ca at 9 PE v? A v: rinac: ces malheureux vécurent de feuilles et de racines; d'un côté, des rebelles sans merci les recherchaient, tandis que, de l’autre, ils risquaient de tomber entre

les mains de tribus cannibales impitoyables. L'in-

fortuné frère du baron Dhanis mourut dans de:

# : ] L. , 4 ! = LEE 2 circonstances terribles, pendant cette dure épreuve, plusieurs de ses compagnons succombèrent égale-

ment par suite de ses de blessures ou de

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Poddadt ce temps, que faisaient les révoltés Aussitôt les Européens massacrés ou en fuite, les chefs de l’'émeute s'étaient mis à la tête des troupes; un d'eux s'était affublé des vêtements et même des décorations du vice-gouverneur, dont 1l avait pris.la tente et les effets: ses sous-ordres avaient fait de même avec les uniformes vi infortunés officiers.

Bientôt le désaccord apparut et la faim se mit de la

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ce qu'ils purent pour les en empêcher et les forcer

à rester dans un pays misérable. Ils comptaient sur les dissensions et la faim pour décimer ces bandits.

Quelques échappés vinrent raconter plus tard toutes les atrocités, toutes les horreurs commises par les rebelles. Les vivres manquant absolument, les quelques peuplades locales ayant fui devant cette armée, les révoltés en furent réduits à manger les Européens, les boys ou jeunes domestiques, puis les femmes, enfin les porteurs qui appartenaient à une autre race et formaient dans l’expédition une malheureuse minorité. Plusieurs mois s’'écoulèrent pendant lesquels ces bandes apparurent à diverses reprises sur tous les points du territoire; mais, repoussées de tous côtés, elles continuaient à désoler le pays entre la Loukouga et le lac Kivou.

Telle était la situation lorsque j'étais arrivé au nord du lac Tanganyika, cherchant à traverser le pays pour me rendre au Congo; les indigènes signalaient alors la présence des révoltés à trois ou quatre jours du lac et se refusaient à m accompaoner dans ces dangereux parages; ne pouvant trouver de porteurs, j'avais dû renoncer à mon projet.

L'état des choses n'avait pas changé pendant mon séjour à Mtova; les Belges se fortifiaient partout, net une invasion. Quant aux rebelles, ils se décimaient eux-mêmes : la faim, les privations, les combats, entre eux ou contre les indigènes, les avaient réduits à 2,000 hommes environ; bien approvisionnés de fusils et de munitions, possédant des canons et sachant s’en servir, ils avaient compris la nécessité de rester ensemble pour frapper le orand coup qui devait leur permettre de passer le Congo; aussi s'attendait-on tous les jours à une

attaque sur un point quelconque dans le sud du Manyéma.

On comprendra mieux maintenant les scrupules du capitaine Debergh à me laisser m'aventurer avec des marchandises-monnaie et de l'ivoire dans un pays aussi peu sûr. Je ne pouvais pourtant pas rester indéfiniment au lac Tanganyika. La saison des pluies approchait; j'avais encore devant moi un voyage considérable; d'autre part, rien ne me faisait prévoir que l'insécurité du pays ne durerait pas un an encore; Je décidai donc de risquer le tout pour le tout.

Aussitôt arrivé dans le Manyéma, jessayai d'y recruter des porteurs de la région; mais c'était impossible. Les Baboudjouis qui habitent le pays et leur sous-tribu, les Bamouingués, n'avaient pas la moindre envie de tomber entre les mains des rebelles ; ils refusèrent énergiquement mes offres les plus brillantes. Je commençais à entrevoir encore un séjour forcé ou la nécessité d'adopter un nouveau plan, quand la mauvaise fortune se lassa enfin de me poursuivre, et une circonstance fortuite vint à Mon SeCOUrS.

J'appris par hasard que des Ouanyamouëzis étaient arrivés de l’intérieur et qu'ils se préparaient à retourner chez eux de l’autre côté du lac, dans l'est d'Oudyij. Je leur fis demander si, moyennant un bon paiement, ils consentiraient à me conduire à Kabambaré,; ils vinrent me voir, se consultèrent, réfléchirent, deux jours, et, à ma grande Joie, ac ceptèrent ma proposition. Le capitaine Debergh me promit vingt hommes d'escorte de la petite garnison de Mtova. C’est tout ce dont 1l pouvait disposer. Avec mes dix fusils environ, si ce n'était

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suère brillant comme défense, c'était, du moins, de quoi donner confiance aux porteurs. En expédition, il faut souvent soigner le moral des gens autant que leur physique. Les vingt hommes m'escortèrent jusqu'à Kabambaré, où se trouvait un autre poste belge. Mtova n'est pas précisément à deux pas de Kabambaré; 300 kilomètres les séparent, et on supposait que les rebelles se tenaient sur plusieurs points de ce parcours.

Comme :il y avait sur le trajet quelques villages indigènes amis, Jenvoyai un porteur et un soldat avec vingt-quatre heures d’avance pour se renseigner et, en cas de danger, me prévenir en se repliant sur l'expédition. Deux Ouanyamouézis et deux soldats furent chargés de se relever mutuellement dans ce service d'éclaireurs pendant les quinze jours que devait durer la route. Toutes mes dispositions étant arrêtées, je pris congé du capitaine Debergh ainsi que de ses aimables officiers, et l'expédition se mit en route le 12 août 1807, tournant le dos au lac Tanganyika, définitivement cette fois. À deux milles au sud, et en vue de Mtova, je passai devant le modeste monument qui marque la tombe de Popelin, un des premiers pionniers, et aussi un des premiers martyrs de la pénétration belge en Afrique. Une simple colonne en briques surmonte cette tombe isolée sur un petit promontoire qui domine limmensité du lac. Le beau ciel d'Afrique, le calme de la nature environnante, que le bruit des vagues est seul à troubler, tout donne à ce lieu un aspect de tranquillité absolue, d'infini repos. Le chant des Ouanyamouézis s'arrête, la longue procession défile en silence, jetant un regard sur le tombeau du blanc, et je salue ce souvenir élevé à la mémoire

d'un Européen tombé à l'ennemi, car c'est bien l'ennemi, le climat de l'Afrique, de même que son sol est notre champ d'honneur à nous autres, explorateurs du Continent noir.

La route que nous suivons est celle des caravanes, celle de Stanley et de Cameron, mais nous la quittons parfois en faisant quelques crochets dans le nord pour plusieurs motifs : la recherche de villages (1), la chasse pour assurer la nourriture, la reconnaissance d’une partie du cours de la rivière Louboumba, enfin le désir de voir et de visiter la forêt qui est à proximité.

Les trois premières étapes s’accomplissent au milieu d’un pays accidenté, formé, à perte de vue, de collines boisées ; quelques grandes montagnes apparaissent dans le nord. Des sous-tribus, de race et de langue baboudjouis, peuplent la région : ce sont les Mouloloas, les Kabambas, les Kitemboukas. Les bouquets de forêt, d'abord clairsemés, deviennent au nord beaucoup plus nombreux; nous faisons journellement 20 à 25 kilomètres entre quatre heures du matin et onze heures; l'après-midi, Je chasse aux environs.

Le 16, les grandes montagnes nous apparaissent sur notre gauche, faisant suite, selon toute apparence, aux ramiñcations de l'Ouroua qui bordent la Loukouga. Nous trouvons difficilement des vivres

(1) Les villages se sont retirés presque partout du chemin suivi par les caravanes, parce que celles-ci les mettaient constamment à contribution pour des vivres, des porteurs, un abri; elles y amenaient des persécutions continuelles, y occasionnaient des vols, etc.

pour les porteurs. Nous rencontrons de nombreux emplacements d'anciens villages dont l'abandon ne doit pas remonter à plus de deux ou trois ans.

La situation générale se maintient tranquille : pas de nouvelles des révoltés aux environs.

Le 17, nous marchons vers le nord pendant presque toute l'étape; l'approche de la forêt devient de plus en plus évidente.

À part les arbres de haute futaie, la végétation ordinaire nous est tout à fait familière ; nous reconnaissons entre autres le foula, le poundou, le michenge, arbres très communs dans le haut Zambèze; le pays présente l'aspect des paysages du Moasa, de l'Oubemba : Msiambiri et Kambombé cueillent des fruits qui leur rappellent leur patrie.

Nous longeons la Louboumba, qui s'appelle plus loin la Louama ; c'est un affluent du Congo qui prend naissance près du Tanganyika.

Le 18, quelques palmiers à renflement (4yp/œnæ) coupent la monotonie du paysage. Le pays devient plus plat; de nombreux ruisseaux l’arrosent. La forêt se dessine devant nous comme une masse noire qui couvre l'horizon ; quelques rares villages, loin de la route, se cachent dans l’intérieur. Plus de sorgho, mais des cultures de manioc. Nous rencontrons une source d’eau chaude qui est surplombée par du brouillard, vapeur condensée par la fraicheur

du matin ; une végétation luxuriante s’épanouit tout autour.

Le 10, première marche dans la forêt pendant cinq heures; appuyant vers le nord-ouest, nous en ressortons un moment pour traverser encore un

pays de collines avec de grandes montagnes en vue

de tous côtés; puis nous rentrons de nouveau sous le dôme de feuillage.

L'expédition arrive enfin à Kabambaré sans encombre. Les révoltés ont été signalés sur divers points, mais ils se bornent à des démonstrations.

Ce voyage est peut-être le seul dans mes souvenirs où je n’aie pas eu d'ennuis avec les porteurs : les Ouanyamouézis ont vaillamment marché. Quelques malades n’ayant pu porter leurs charges, leurs camarades ont simplement ajouté celles-ci aux leurs , accomplissant ainsi les étapes avec un double fardeau, c’est-à-dire avec 60 kilos, sans une réclamation, sans un murmure! Et ils ont fait le parcours dans le même laps de temps que les autres! Les Ouanyamouézis sont une belle race d'hommes en même temps que des porteurs modèles; au campement, ils s’attendaient pour arriver ensemble, entonnant en chœur un air de leur pays : un d'eux disait les couplets, les autres répétaient le refram à l'unisson.

Ce chant des Ouanyamouézis a marqué profondément dans mes souvenirs, non :qu'il eût par luimême rien de remarquable, mais 1l était dune harmonie nouvelle pour mes oreilles et chanté dans un milieu nouveau où tout me semblait intéressant. Et puis, j'aime la voix du noir dans son pays; le décor donne à son chant une poésie, un charme tout particuliers. Il y a de la musique triste, comme la mélopée lugubre des Baloubas, et de la musique gaie, comme les airs endiablés des danses de Kroumens; il y a les chœurs des Minas et autres peuples de la Côte d'Or, qui seuls ont le sentiment véritable de l'harmonie avec la première, la seconde

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et la tierce; il y a encore les hymnes de guerre des Zoulous. Ces divers chants recueillis à l’aide d'un phonographe formeraient une suite de documents très curieux pour l'étude des mélodies primitives (1).

Bien primitives aussi et bien curieuses sont toutes ces peuplades anthropophages du Manyéma, dont j'ai déjà donné les noms et indiqué la situation géographique. Les unes, en contact avec les Arabes, possèdent quelques fusils; mais les autres, et c'est la majorité, sont armées de lances, de sagaies, d'arcs, de flèches de leur fabrication. Elles se distin toutes par quelque particularité.

Les Bassongolas, moitié pêcheurs et moitié canotiers sur les rives du fleuve, sont dans l’intérieur chasseurs et habitants de la forêt. Ils a RS a une race robuste, mais laide. Ils se DÉRREN le corps en rouge et portent les ee ux courts. Les hommes s’habillent très sommairement; les RE pas du tout. Dans les endroits arrosés, ils cultivent des bananes et du manioc.

Les Ouarégas ressemblent aux Bassongolas sous beaucoup de rapports; mais ils s’en distinguent par une teinte de peau très foncée, aussi noire que de l'ébène mat; armés de lances, de flèches et de bouchers, les Ouarégas sont guerriers et chasseurs. Les femmes portent des peaux de bêtes.

Les Ouazimbas sont peu connus jusqu'à présent; on sait seulement qu'ils fabriquent eux-mêmes des tissus de paille dont ils se recouvrent, et qu'ils se

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(1) On trouvera à la fin de cet ouvrage quelques airs africains qui donnent une idée de la musique indigène. M. Gaston Serpette, le distingué compositeur, a bien voulu essayer de les noter.

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servent de flèches. Ils habitent en grande partie la forêt.

Les Ouatoussis tressent et portent également de la paille: plus travailleurs que les Ouazimbas, ils cultivent d'assez grandes étendues de manioc et

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de bananes.

Les Ouahorohoros et les Ouabembés représentent les montagnards de la région, comme les Azimbas ceux du haut Zambèze; on voit chez eux (QAR les mêmes armes et les mêmes cultures que chez HET les peuples précédents.

Les Baboudjouis, encore très PHAQS, se font re- | | marquer par leur taille exiguë et un phy sique laid. AN AE RE [ls construisent des cases de forme ronde et écrasée. Hi Be Ils cultivent peu.

Plus avancés, les Bakouangués ont été, dès le début, en contact avec les Arabes. Ils habitent les rives du Congo et les abords du Nyangoué: ils se | couvrent à partir de la ceinture avec de grands pagnes en paille faits d’une réunion de petits carrés semblables à des mouchoirs de poche qu'on appelle des #2adibas et qui constituent la seule monnaie du pays, tout comme le calicot est celle des gens du Zambèze. Ils forgent le fer indigène et en font des chokas, sortes de houes, qu'on utilise comme mon- | TA naie courante en aval du fleuve, On remarque chez LL les Bakouangués quelques coiffures bizarres et chez les grands chefs, surtout, une façon de draper leur vaste pagne qui les fait ressembler de loin à des femmes en crinoline. Ce peuple cultive du manioc, des bananes et un peu de riz. Quant au sorcho et’au maïs, nous n’en voyons presque plus depuis que nous avons quitté le sol du langa-

nyika.

De toutes ces tribus, les Bangos-Bangos, qui habitent la région de Kabambaré, peuvent être considérés comme les plus intéressants; la race, plus belle que ses voisines, a aussi l'air plus inteligente et plus affinée. Le costume des hommes n'a rien de remarquable; mais chez les femmes l'habillement et la parure sont à la fois des plus succincts et des plus compliqués. Leurs cheveux tressés très fin et ornés tout autour de cauris (1) affectent la forme d'un véritable petit chapeau avec des ailes et une pointe en arrière : une arête bien nette en représente le fond, elle se dessine sur la tête et se prolonge jusque sur le cou Par derrière, la pointe forme un excellent couvre-nuque, comme on en voit à certains modèles de casques coloniaux. Une telle coiffure représente un véritable travail de patience et d'art. Le costume, lui, se compose de quelques bracelets de cuivre aux bras et aux jambes, d'une ceinture de cauris et d'un petit paquet d'anneaux de fer qui remplace la feuille de vigne de nos statues antiques.

Avec les Bangos-Bangos se termine la nomenclature des peuples étranges du Manyéma.

En dehors du tam-tam, Jai remarqué dans ce pays peu d'instruments de musique : quelques violons à une corde au son à peine perceptible et des guitares primitives. Les indigènes des deux sexes charment leurs loisirs avec une «guimbarde» en bois composée d’un petit arc en bambou que l'on

(1) Cyprea moneta : petit coquillage blanc univalve que lon pêche dans locéan Indien et qui sert de monnaie aux peuples de la Guinée. Il est si rare dans le haut Congo qu’il y sert de bijou et a une grande valeur.

MANYEMA MANYEMA Coiffure et costume bango-bango. Coiffure bango-bango. a — —- ee - 1

saisit entre les dents; avec les mouvements de la langue, la corde rend sous les doigts des modulations assez semblables à celles de l'instrument dont samusent nos enfants.

Aux environs des établissements, les indigènes

prennent les costumes des Zanzibarites et perdent leurs caractères originaux : les femmes se couvrent d'étoffes d'importation, elles se bordent les oreilles de trous où elles passent des boutons de métal ou d'argent et se mettent sur la tête des écharpes; les hommes portent des bonnets et se rasent les cheveux. Bref, on se croirait dans un faubourg de Zanzibar.

Je ne crois pas être loin de la vérité en estimant à 200 les Arabes ou Zanzibarites qui firent alliance avec les Belges et restèrent établis dans les différentes parties du Manyéma ou du haut Congo; ils ont dû renoncer naturellement au commerce des esclaves et se bornent actuellement à négocier des étoffes et autres pacotilles contre de l’ivoire. Ceux que J'ai rencontrés sur ma route m'ont fait bon accueil. Je n'ai pas eu à me plaindre non plus des mdigènes. Quant aux Belges, je dirai plus loin leur amabilité à mon égard.

Partout mes fusils de chasse excitaient la cu. riosité;, des groupes de curieux les examinaient respectueusement, pendant des heures, sans les toucher; quelqu'un demandait quelquefois à les prendre, à les soupeser; on se les passait de main en main. La plupart des Arabes et des indigènes jugent toujours d’un fusil par son calibre; ils mettent le doigt dans le canon : s'il y entre facilement, l'arme est excellente; sinon, ils disent, avec un souire de pitié : « Pas très bon fusil.- Ma carabine à

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éléphant, avec ses deux bouches énormes, réunissait tous les suffrages, tandis que mon petit cahbre (genre Lebel) était considéré comme un joujou sans conséquence. Mes hommes du Zambèze étaient aussi fort remarqués; leur physionomie intelligente et agréable, le teint noir mat de Kambombé, contrastaient singulièrement avec la se rougeûtre et la figure be stiale ide naturels du pays. Ce fut bien autre chose dans les districts as eux de la Louama, quand on vit mes gens du Pimbese pister

des antilopes comme de vieux limiers qu ls étaient,

et le fusil de petit calibre abattre des sowrous (CE) a 200 mètres!

L'expédition ne manqua pas de viande pendant cette partie du voyage, et la réputation de mes armes sen accrut; on venait de fort loim nous attendre afin d'admirer ces engins de destruction. On enviait le sort de ceux qui les portaient l'homme-canon est certainement resté personnage légendaire dans le Manyéma.

J'ai rapporté à peu près toutes mes remarques sur les habitants du pays, sax « en ce qui concerne les Tinguis-Tinguis ou Pygmées, parce que je nai pu compléter mes renseignements Sur eux que plus tard, en les revoyant dans le haut Congo. Ty reviendrai en temps:et lieu.

J'ai rap porté: quelques échantillons de café sauvage cueilli dans la forêt équatoriale : 1l-est excel: lent. Des. essais de transplantation de ce caféier faits dans le haut Congo ont bien réussi. Plusieurs

espèces de lianes à caoutchouc se trouvent en

(1) Nom indigène du pookoo (cobus V'ardont).

abondance dans la région arborescente, Une autre particularité de la forêt est la «mouche maçonne », dont Je n’ai malheureusement pu recueillir aucun Spécimen, car les indigènes ont une peur exagérée

de ces insectes. ce C1 construisent des PT qui ressemblent assez à des morceaux de carton, ce qui leur a également valu le nom de « cartonnières ». Leur piqûre est, paraît-il, des plus douloureuses et, comme les abeilles, elles s ach 1arnent toutes sur celui

qui les dérange QU); ; leurs nids sont placé és au plus épais de la forêt, énéralement assez haut; mais 1l

y en à aussi fort Dies du sol, et, dans ce cas, gare d qui passe à proximité. Les indigènes prétendent quon peut mourir de piqûres accumulées de ce diptère. À distance, ses dimensions paraissent ne pas dépasser celles de nos mouches domestiques. Je ne crois pas que la tsétsé habite les plaines ma; en revanche, elle abonde dans la

| L [ A € n ï , ER. © JANIE ù 4 a Es torét et sur le haut Congo, où j'en ai récolté de

nombreux spécimens. jt 1 > FA - N Aa AC RS : n » pa | + P. tite f aune est tres abondante. Quant = LE 1]

grande, elle peut être ainsi distribuée : au sud du Manyéma, petites antilopes pookoos, quelques buffles, quelques sangliers, pas de hyènes; au nord du pays, dans la région des forêts, petites antilopes brunes, buffles nombreux, tr agelaphus de diverses espèces (ouibs, invyalas, koudous, etc.), bubales, kobs, phacochères, hyènes et léopards. I

Ce A AU Scie ES PSE OR AS not laine DELA des na IP'A: TE InImOCÉros nexiste pas dans cette partie de l'Afri- 2; = ’ 1, lc , 7” EE À Ac . re] Cr ce Les Bangalas les appellent Zotos ; les gens du Louhali. likunsoulou. Il est à supposer que ce sont ces mêmes mouches que du Chaillu appelle é/oxwaw

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