‹ La traversée de l'AfriqueChapitre 65 sur 106 · ENT TR · texte numérisé non relu

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à [A || [Fe | | RER FALL ARE ACTES ni CHAPITRE VI :

SUR LE HAUT CONGO | L'installation dans les pirogues. — Descente du Congo | à F je S k à + Ps : 1 114 [AL 1 1 — La grande forêt équatoriale. — Les baguénias. — qi qu TI T + » / D. «“ , ® ! | 41 fi Nouvelles des révoltés. — Chasse à l'hippopotame. —- ni É | Villages de pêcheurs. — Abondance de bananes. — | Les Ouaguinguélés. — Les Pygmées ou nains : quelques traits de leurs mœurs. — L’expédition passe devant le camp des révoltés ; coups de fusil. — Les Ouabilas Et et les Ouakoumous. — Encore le tambour à signaux. | Abondance de perroquets. — Présence de la mouche

tsétsé dans la forêt et sur le haut Congo. — La région des chutes. — Les cataractes d’Ouaboundou. — Passage des chutes. — Arrivée aux cataractes de

stanley. — Fin du:voyage d’exploration proprement |

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JË aisait la cuisine : le feu était allumé sur un amas de terre et de ide afin de ne pas brüler le fond de l'embarcation. Entre la cuisine et mon logis se trouvait un espace rempli de bagages; 1l y en avait aussi à l'avant; enfin aux extrémités, sur des platesformes, se tenaient les payageurs, au nombre de douze, six à chaque bout. L'autre pirogue, un peu

plus petite, contenait le reste de mes bagages, avec

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une toiture de paille recouverte d’une toile : un coin y était réservé à James et Souédi. Ces grandes pirogues sont de véritables maisons. Ce sont de O1gantesques troncs d'arbres creusés, qui n'ont pas moins de 15 mètres de long sur un mètre de large. Tandis que nous descendons au fil de l’eau, les marmites sur le feu, tranquillement posées sur un trépied, mes domestiques lavent mon linge, le mettent à sécher, font le ménage, nettoient les fusils et raccommodent les effets, qui commencent à en avoir rudement besoin. Au moment des repas, les noirs mettent la table, lavent les assiettes, font en un mot tout le service, pendant que les pagayeurs chantent en cadence et que les rives défilent lentement. Vers le soir, on campe dans un village. Après avoir amarré les pirogues, on recouvre les bagages en prévision de la pluie. Mes gens s'installent sur la plage et y allument des feux. Si le temps est mauvais, ils cherchent abri dans quelques cases indigènes. Comme ces huttes offrent généralement beaucoup d’inconve nients, — saleté, manque d'air, danger d'incendie, humidité, sans compter les légions de rats et d’insectes, — je couche de préférence dans ma pirogue.

Au sortir de Nyangoué, le paysage est formé de collines et de vallons où se voient peu d'arbres: les villages sont nombreux; à chaque instant on passe dev ant des cases de paille groupées soit sur le bord, soit à quelque distance, à l’ombre de bananiers. Je constate que la population s’est rapprochée des environs de Nyangoué; au fur et à mesure is nous nous éloignons, les lieux habités se font plus rares. En même temps, le fleuve devient plus large, jusqu à atteindre 400 mètres au-dessus des petits

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