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Quelques femmes bangalas se parent du collier en cuivre des Upotos.
Crêtes, calvities factices, colliers et jupes de danseuses, tout cela ne manque pas de caractère. À voir disséminées ces ballerines en des poses diverses, dans ces villages bien propres, on croirait assister à quelque scène de ballet de féerie au pays de /'Africaine au milieu d’un décor de ps: ilmiers et de bananiers.
Intelligents et énergiques, les Bangalas sont œuerriers par excellence. Leur pays, la Mongala, s'étend des deux côtés du Congo, un peu au-dessus de l'équateur; sur les rives du fleuve, les habitants commencent à se civiliser au contact européen, mais. dans l’intérieur, ils sont encore cannibales, ce qui n'exclut ni l'intelligence ni l'aptitude à devenir utiles aux Européens, sous l'influence de la civilisation.
Parmi les peuples primitifs du Congo, il y en avait qui mangeaient leurs voisins, d'autres qui étaient mangés par EUX ; je suis certain que les Bansalas appartiennent à à la première catégorie, car 1ls sont de beaucoup supérieurs aux Topokés, aux Upotos, aux Bolobos, etc.
D'un physique agréab le, ils ne surpassent néanmoins pas en beauté leurs voisins de l’ouest que nous visitons ensuite, les Mongos, les Bokotés et autres peuplades du Ruki, de la Loulonga (affluents du Congo), auxquels on donne le nom général de « Gens de l'Equateur». A part leur tatouage à gros pois, qui gâte presque leur physionomie, celle-ci est régulière et intelligente; ils se coiffent avec beaucoup de soin, portent leurs cheveux longs et propres, arrangés en petites tresses, divisées au mi-
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