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nomme Likongou Nous rencontrons ensuite la rivière Noire, assez curieuse, et qui doit son nom au flot de couleur d'encre que lle déverse dans lé R1
ubi; elle paraît venir du nord-ouest; son eau, dont At
la coloration est a n’a aucun goût parti-
culier. Par intervalles, Ia forêt recommence; nous voyons sur les arbres de nombreux nids de la dangereuse mouche cartonnière, et nous nous tenons
ù ] NN ARE ANS DT ARR AT 1 ns SL ELA TAN cage le pet es prudemment à l'écart. Nouveau petit lac sur la rive
Mae 1 te EUR ARE LE PEN NES + REA | PNR CURE A MERE RAT ER gaucne. Nous afrivons a 1pem bo, le sixieme Jour,
te accompli pie de la moitié du parcours qui épare le Congo de l'Ouel Ilé.
Ici les populations changent, ainsi que les coitrures et tea ornements. Nous rencontrons des Man-
dongos, des Ngombé VI tc ]
ss, des Mombouttous, des 5a-
karas ou gens as Djabbir (le sultan de l’Ouellé), des Azandés, etc. Nous voyons des femmes qui pagayent comme dans le haut Arouimi, la chevelure ornée de perles, de verroteries et de cauris.
Ce coquillage fait ici sa première réapparition depuis le Manyéma, où nous l'avons vu dans les Cheveux des femmes bangos-bangos. Les Sakaras, hommes et femmes, portent de véritables bonnets à oreillères et ont souvent pour tout costume des calottes faites entièrement de cauris ; leurs oreilles sont percées tout autour ne leur bord externe et ornées de cauris, d’anneaux de cuivre ou de morceaux de corde, comme chez lés Basokos. Les srandes lances, les bracelets de cuivre, l’ocre rouge, les dents limées en pointe, le tatouage, sont pour l'observateur les points saillants des coutumes de toutes ces peuplades. Dans l'Itimbiri, J'ai remarque
des cases rondes couvertes, non de NE mais de srandes feuilles plates, séchées et régulièrement
superposées comme des ardoises. Ici, comme partout, re à de bananes. Villages de pêcheurs.
Cultures restreintes. Gens farouches, peu serviables, peu ann riliarisés avec la vue d'un Européen; les Nsombés surtout mont paru De hostiles.
Un peu au-dessus d’'Ibembo se trouvent des rapides ; la profond eur de } Ltimbiri diminue de plus en plus, la navigation n'est guère P lus possible, à
partir de là, que pour les petites pirogues.
: 1 AE CAD | 17.7 Nes Les quelques oDjets en ivoire que jai pu Mme proc urer etancz SUIHSANLS pour me aonnefr une 1aee de 11 dust: 1e IOCAIE, nous ] sbroussons cnemif > +1 à 27/1117 1 Ÿ d FO #, (7 1-1 4 d'a Tnnc D Cet excursion a environ 200 KlOINELFES Gails
l'intérieur, et, descendant l’Itimbu trouvons sur le Congo.
Cette petite fugue latérale sur le flanc de notre itinéraire principal nous a procuré une agréable diversion, en nous sortant un peu de l’interminable
forêt, de ce monotone rempart de verdure qui en-
2 ASS jf , E A serre de « vo -Ôté l'immensité du ve. On se ) PATATE k , an 1 dé gs Tr X Iasse d'a avoit tou Jour AA 2e même SpE ctacle sous 1es veux, de
je passerai rapidement sur cette partie du parcours. Nous rencontrons quelques villages entre Yam-
> contempler le même t ableau. C’est pourquoi
x 4. : ve 4 ” sutinnm 12 T4 : | c ing a et Upoto: cette portion du Heuve est pius
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habitée. C’est là auil atteint sa plus grande lar-
dE . 1 geur (1). L'aspect des rives change un peu vers
(1) On m'a assuré qu’en cet endroit le Congo mesurait 40 kilomètres de je crois qu'il y a là un peu d’exagération ; il doit y avoir, à mon avis, aux environs de Boumba, de 20 à 25 kilomètres d’une rive à l’autre, quoiqu’on ne puis ruère s’en rendre compte, le lit du fleuve étant encombré d’îles de toutes les dimensions qui
nasquent la vue.
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Upoto ; derrière la ligne régulière de la forêt, quelques collines boisées commencent à se montrer au premier plan. Les élaïs ou palmiers à huile se font de plus en plus nombreux.
Les gens d'Yambinga, Boumba, Endobo, Mongo, Upoto, etc. paraissent de à la même race, celle des Bapotos, je crois. À Ubpoto, les femme: qui en ont les moyens portent d'énormes collie: ronds, en laiton, dont le poids varie, selon la ri chesse de leur propriétaire, entre deux et huit kilos et dont l'épaisseur atteint jusqu’à six centimètres. Des p: van de grosses perles blanches leur couvrent les Ps et quelquefois la tête; mais he Pie se borne à ces ornements : pour le reste, elles vont complètement nues; les jours de grande cérémonie pourtant, elles complètent leur «toilette» en ajoutant un peu de verroterie à leurs poignets et à leurs chevilles. Quant au collier de laiton, 1l reste à demeure. Le mari fait river au cou 1”
de plusieurs kilos (c e qui doit
de sa femme ce poid: | être une opération fort pénible), et c’est pour la vie Loin de paraître gênée de ce carcan, la malheureuse est toute fière de posséder un aussi «magnifique bijou » ; lorsqu'elle meurt, on lui coupe la tête afin de pouvoir enlever le collier, qui passe de droit à là favorite du moment. L’ocre rouge continue dans ces parages à être très estimée comme fard.
Après les Bapotos et les Ouamanghis, leurs voisins, les êtres les plus curieux du Congo moyen
es Bangalas, dont nous trouvons le pays à 500 kilomètres en aval de l'embouchure de l’Itimbiri, car nous ne cessons de descendre le fleuve, et voilà bientôt deux mois que nous avons quitté le Manyéma.
Le vif attrait ethnographique qu'offre un pareil voyage est la diversité absolue des populations rencontrées; 1l y a entre elles deux caractères communs, la race et le milieu habité, mais rien ne ressemble moins aux Ouaguinguélés que les Topokés, aux T'opokés, que les Touroumbous; aux Touroumbous, que les Upotos.
De même, les Bangalas sont aussi différents de leurs voisins qu'un Anglo-Saxon l’est d’un Latin. bien que tous deux appartiennent à la même espèce.
Le tatouage distinctif de la race est à la tempe: chez les Bangalas, c’est une palme dont la tige est tournée vers l'oreille. Mais le tatouage de fantaisie, porté en majorité par les hommes, consiste en des excroissances de chair qui partent de la base du nez, remontent sur le front et vont se terminer sur la tête (1). On leur a donné le nom de crête. Afin de ne pas gêner cette crête, on rase les cheveux sur le dessus du crâne, ce qui donne à ces gens une appaence de calvitie très comique. Chose étrange, cette calvitie sied fort bien à la physionomie des femmes, dont quelques-unes portent aussi la crête, mais moins prononcée. Leur costume, très gracieux, rappelle, par ses formes, les jupes de nos danseuses. C'est une frange de paille très souple qui fait plusieurs fois le tour des reins en se superposant et se tent très bien lorsqu'elle est neuve: de loin, elle ressemble absolument à une jupe de mousseline jaune
bordée de rouge; porté par une jeune fille bien
cambrée, ce vêtement n’est pas dépourvu de grâce.
(1) Ces excroissances sont obtenues par des entailles
répétées que l’on entretient en les irritant avec le suc d’une plante,