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seusement; le pays se prête à l’élève du bétail, et l'Eu-
ropéen peut s’y établir et y vivre en bonne ns, Mais
une question se pose aussitôt : Que feront les nouveaux
colons, et de quoi vivront-ils? De commerce? — Il n’y en a point. — De productions naturelles pouvant servir à l'exploitation ? — Pas davantage. — Qui achètera au
planteur son blé, ses pommes de terre et son beurre ? — |
Hélas! personne pour le moment, puisqu'il sonne. Dans quelques années seulement, si le commerce du Nyassaland se développe, si des colonies blanches se forment autour des lacs Nyassa et Tanganyika, 1
n'y a per- L
e fermier du plateau pourra vendre avantageusement ses produits. Jusque-là, il faut attendre. Seule, la découverte de mines d’or importantes pourrait changer l'aspect économique du pays et y amasser subitement une population flottante dont le commerce aurait à satisfaire les besoins.
La partie de la Rhodésia qui touche au haut Loua-
poula ainsi qu'aux lacs Bangouéolo et Moéro est basse, marécageuse, malsaine; pas plus qu’au Nyassaland, on ne
peut espérer y acclimater l’Européen.